‹ Les chansons des rues et des boisChapitre 75 sur 79 · PENDANT UNE MALADIE · texte numérisé non relu

PENDANT UNE MALADIE

On dit que je suis fort malade, Ami ; j'ai di'jà l'œil lorni; Je sens la sinistre accolade Du squelette de l'infini.

Sitôt levé, je me rocouclio; Et je suis comme si j'avais De la terre au fond de la bouche; Je trouve le^souflle mauvais.

Comme une voile entrant au havre, Je frissonne; mes pas sont lents.

J'ai froid ; la forme du cadavre, Rlurnc, apiiarait sous mes draps blancs.

Mes mains sont en vain réchanflées; Ma chair coninn' la nrijre fond; Je sens sur mon front des bouffées De quelque chose de profond;

Est-ce le v<nt d'^ l'ombre obscure ? Ce vent qui sur J<}sus passa!

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