ENSEMBLE
Tant est ( ( que, si sympathique,
j vrai î Oui c'est ( ( et moi je m'en pique,
j ne compte que des amis,
Je (
Le ( ( notre
} directeur de } î Académie
Gai ' ( votre
Nationale de musique
Grâce à cet appui sérieux, le jeune homme connut le jeu délicieux :
.^ans souci d'une courtoisie aux vains scrupules. Dire au premier de ces Messieurs :
— Si, devant une friction. Monsieur recule, [Elle prix en est ridicule), Un homme averti en vaut deux :
Vous périrez sous le poids de vos pellicules ! —
Mais surtout il eut souhaité,
Pour le plaisir et pour la gloire, D'acquérir dans.Paris une notoriété
Pour l'extrême légèreté Avec laquelle il eût su guider le rasoir :
— Connaissez-vous cegarçonde Toulouse ?
Nul autre n'a, que lui, la main légère et douce... -
Et Ton en parlerait au foyer des artistes ;
Et Baptiste, A l'office, ferait un éloge idolâtre :
II aurait à gogo, des billets de théâtre, Et, dans les bars franco-russes, il irait rouler Avecque des cochers anglais.
Voilà, direz-vous, des aubaines Qui valent bien que Ton se donne un peu de peine
Mais notre garçon toulousain Entre tous était un malin ; Sa main
Fit très rapidement la pige, Et de combien, nn vrai prodige, A la main de tous ses confrères :
Car» pour l'avoir plus bondissante et plus légère, Son secret tient en un seul mot, 11 la gantait soigneusement de peau
De chevreau.
Encor fallait-il y songer...
(Et voici la petite histoire De Noël,
Obligatoirement annuelle, Annuellement obligatoire:) -
Je voudrais, comme au temps de mes jeunes années,
Mettre au coin de la cheminée,
Mettre mes souliers pour Noël :
Tant de joie cela me rappelle,
Noël î
Les dragées que suçait mon enfance gourmande.
Très lentement, pour en croquer, après, l'amande;
Et les bonbons au chocolat
Dont, hélas î
Nous ne sommes pas encore las! ..
El les marrons glacis, les gros marrons glaces,
[« Jamais nous n'aurons
» Assez i> De ces bons marrons
» Glacés!... »
(Camille Doucet.)]
Ahî douce, la douce surprise.
Quand, au réveil, encourait, en chemise,
Nu-pieds, et battant des mains,
Vers les souliers qu'on trouvait pleins
De friandises!...
Si je les mettais encore, hein!
Mes souliers près de la bûche, pour demain;
Mais je crains,
Le petit Noël, qu'il se fâche:
— Voyons, Monsieur Franc-Nohain,
Vous n'avez pas honte, à votre âge î
Et puis mes souliers, maintenant, Naturellement,
Comme je suis devenu grand,
Ils ont grandi, eux aussi, —
(Pas les mêmes, ceux qu'aujourd'liui
(.l'achète, — )
Et alors je réfléchis
Que, peut-être.
Cette prétention serait fort indiscrète,
Si grands, vouloir qu'il les remplit...
Eh bien, j'en achèterai
Exprès,
Une paire de tout petits
Dans une boutique ;
Et je les ferai bien cirer,
— Ah î pas une tache de bouo, Surtout,
Ni poussière, — qu'ils reluisent à s'y mirer!
— Sans quoi, le bon Noël pourrait Demander d'un ton qui se pique:
— Ça, mais.
Croyez-vous donc qu'ainsi je brave la froidure Pour venir faire vos chaussures,
Est-ce que vous me prenez pour un domestique? ^
Ces petits souliers tout petits,
Près de Tàtre je les ai mis,
Et tandis
Que mes songes heureux sont de sucre candi
Et de chocolat à la crème,
Quelqu'un s'approche et me réveille,
Et qui me chuchote à l'oreille:
C'est Noël,
Ignorant démon stratagème;
— Mon pauvre ami, me vient-il dire,
Avec des souliers si étroits
Tu dois
Souffrir un horrible martyre:
(Moi, du moins, c'est pieds nus que j'ai porté la croix!)
Prenis cette petite bouteille.
Et tu m'en diras des nouvelles:
Uses-en, aussitôt disparaîtra ton mal... —
Voilà mon conte de Noël;
Mais quant au nom de ce remède étrange,
Je ne vous le puis répéter,
Car le petit Noël n'avait pas de traite.
De traité de publicité
Avec les éditions de la revue blanche .
LE BUVEUR IMPREVOYANT
Les voilà bien les suites de l'orgie, L'orgie romaine!
Et le malheureux geint et gît, (A peine a-t-il figure humaine).
Il geint et gît le triste J. ; — L'initiale du nom suffit.
Car inutile De compromettre la famille; — Il geint et gît le triste J.; Regarde, cher enfant, regarde et réfléchis: Les voilà bien les suites de l'orgie.
C'est laque mène L'usage inconsidéré de ces boissons américaines.