LA CHANSON DES REPARTIES
La pierre a dit tes fredaines Aux grands arbres d'à côté,
Et les feuillages des chênes Au coucou Font répété !
Et — (malheur à qui s’y fie !) Le coucou, tout guilleret.
L’a dit à ma bonne amie Qui, près de là, travaillait.
ROSE
Oh ! la bonne menterie !
Elle ne travaillait pas,
Car ta Nannette chérie Se dorlotait dans tes bras !
Le coucou (c’était le même !) M’a tout conté gentiment, Pierre, si quelqu’une t'aime, Moi, j’aime aussi mon amant !
pierre
Ah ! Rosette, Rosinette,
Rien vraiment ne t’est caché;
LES MAGNINS
ONTRE le mur de l’église Nous soram’ avec not’ fourneau, — Hohého ! —
Par terre, à l’abri d’la bise,
Nous r’tapons les vieux chéneaux,
Les arrosoirs qui font l’eau ;
— Hohého ! —
Avez-vous d’ mauvais" cass’rôles,
Et des vieux soufflets cassés ?
— Héhohé ! —
Nous r’posons vis et viroles ;
Bonn 1 gens d’ici, ramassez Tous vos machins défoncés !
— Héhohé! —
Nous rétamons comm’ des anges !
Les objets devienn’ très beaux î — Hohého ! —
IOO
Entonnoirs, tin’s de vendanges.
Chaudrons d’famille ou flambeaux, Briir comnV des argents nouveaux !
— Hohého ! —
Descendez ! les bonn’ voisines !
Les magnins sont arrivés!...
— Héhohé! —
E rajeuniss’ les cuisines ;
Objets troués et crevés,
Cest des trésors tout trouvés !
— Héhohé ! —
Et nous demandons si peu d'chose, Pour tout r’quinquer comme il faut, — Hohého ! —
Avec nous personn' ne pose.
Je n’ vous tiens pas P bec dans Peau, Not 1 travail c’est un cadeau !
— Hohého! —
En plein vent, contre l’église,
Not 1 fourneau est installé,
— Héhohé ! —