‹ Les chansons du villageChapitre 20 sur 27 · LA CHANSON DES REPARTIES · texte numérisé non relu

LA CHANSON DES REPARTIES

La pierre a dit tes fredaines Aux grands arbres d'à côté,

Et les feuillages des chênes Au coucou Font répété !

Et — (malheur à qui s’y fie !) Le coucou, tout guilleret.

L’a dit à ma bonne amie Qui, près de là, travaillait.

ROSE

Oh ! la bonne menterie !

Elle ne travaillait pas,

Car ta Nannette chérie Se dorlotait dans tes bras !

Le coucou (c’était le même !) M’a tout conté gentiment, Pierre, si quelqu’une t'aime, Moi, j’aime aussi mon amant !

pierre

Ah ! Rosette, Rosinette,

Rien vraiment ne t’est caché;

LES MAGNINS

ONTRE le mur de l’église Nous soram’ avec not’ fourneau, — Hohého ! —

Par terre, à l’abri d’la bise,

Nous r’tapons les vieux chéneaux,

Les arrosoirs qui font l’eau ;

— Hohého ! —

Avez-vous d’ mauvais" cass’rôles,

Et des vieux soufflets cassés ?

— Héhohé ! —

Nous r’posons vis et viroles ;

Bonn 1 gens d’ici, ramassez Tous vos machins défoncés !

— Héhohé! —

Nous rétamons comm’ des anges !

Les objets devienn’ très beaux î — Hohého ! —

IOO

Entonnoirs, tin’s de vendanges.

Chaudrons d’famille ou flambeaux, Briir comnV des argents nouveaux !

— Hohého ! —

Descendez ! les bonn’ voisines !

Les magnins sont arrivés!...

— Héhohé! —

E rajeuniss’ les cuisines ;

Objets troués et crevés,

Cest des trésors tout trouvés !

— Héhohé ! —

Et nous demandons si peu d'chose, Pour tout r’quinquer comme il faut, — Hohého ! —

Avec nous personn' ne pose.

Je n’ vous tiens pas P bec dans Peau, Not 1 travail c’est un cadeau !

— Hohého! —

En plein vent, contre l’église,

Not 1 fourneau est installé,

— Héhohé ! —

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