‹ Les chansons joyeusesChapitre 43 sur 64 · ENCORE A PONCHON · texte numérisé non relu

ENCORE A PONCHON

Soleil aux rayons noirs, Ponchon, être étonnant! Tu sais que le pale aie est mon goût dominant :

Eh bien, par la voûte éternelle (Jui sur nos fronts déroule une bannière d'or, De vert pâle, d'azur, on de rubis encor,

Je t'aime autant que \cpale aie!

Tes vingt ans ont déjà du ventre, et, de par Dieu, Dans sa sérénité joyeuse, le ciel bleu

Est maussade au prix de ta joie.

Quand l'aurore paraît, pourprée, au seuil divin, Elle est pâle, à côté de l'aurore du vin Qui dessus ta trogne rougeoie.

Ah ! tu te moques bien du monde, et de l'ennui ! Il ne te faut qu'un banc pour y coucher la nuit,

Au clair de lune, ô mon poëte !

Et quand, le lendemain, se lève Ta Gaité, Tu peux marcher nu-tête au grand soleil d'été

En chantant comme une alouette.

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