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LA BLESSURE

A AMTONY VALABREGUE

Vite, une boucle de chereux Pleine de parfuios lourds et mièvres ; Je te quitterai, si tu veux, Mais laisse-tnol baiser tes lèvres.

Dis, nous nous sommes bien aimés ^^ Et longtemps^, plus d*une semaine!

De nos souvenirs exhumés, Oh i ^u^il sdrt de poussière humaine !

Hélas ! hélas ! ton cœur se fend, Tes yeux sont rouges : pleurç,. pleure !

Toi, tu peux pleurer, pauvre enfant.

Puisque tu riras dans une heure.

Le vent m'emporte, et je m'en vais.

Où donc vais-je? Qui peut le dire!

Tu ne dois plus, aux jours mauvais, M'égayer avec ton sourire.

Un baiser sur tes cheveux blonds, Un dernier baiser, ma chérie; Un dernier, dernier mot, allons, Pour que cet adieu me sourie!

Je tâcherai de t'oublier Et de ne point te reconnaître, Si, comme un joyeux écolier.

Je passe un jour sous ta fenêtre.

Mes rêves d'amour sous ton toit Ne viendront plus battre des ailes, Et tu ne prendras plus du doigt Ces printanières demoiselles.

256 LES CHAHSOKS lOTEUSES.

Je clierdienii par les cfaeinûts Des fleurs de nui mieux parfomées ; J*aiirai, pour leur baiser les mains, Des amoureuses mieux aimées.

Et demain, sous le.ciel vermeil, Si ma jeunesse est enoor verte.

Je tendrai mon cœur au soleil Pour en remplir ma plaie ouverte !

A LÉON TANZI

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