ÉPILOGUE
Brusquement, je vois une ville.
Une longue troupe défile :
Où s'en va-t-elle? au cabaret!
J'ai vu passer plus d'un ivrogne Dont le nez luisant s'empourprait.
Et j'ai laissé dans le bourgogne Mon souvenir et mon regret.
Je t'ai montré là ma jeunesse :
Il faut que l'on s'y reconnaisse, Ami lecteur; nous sommes tous Taillés dans une même étoffe.
Or, nous avons tous ri : chez nous y Celui qui rit est philosophe, Et leê plus sages sont les fous.
Nous avons tous aimé! mon frère, Tu ne peux dire le contraire ; Nous avons tous rêvé parfois Sur le livre des vieux poètes^ Et nous avons tous, qu^je crois.
Passé de belles nuits en fêtes A boire sans souci des rois.