TII
Titania m*a dit : « Sans cesse Mon regard t'enveloppera.
Et rîmpérissable jeunesse Sur ton grand front resplendira.
(( A toi la gloire, à toi la vie.
Et l'auréole d'or des dieux !
Mais iriens, car la nuit nous convie A fêter cet amour joyeux.
« Les lis ont une toile ourdie Pour là couche de mon vainqueur ; Oiseaux, versez la mélodie Sur le bien-aimé de mon cœur! i»
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Donc, la reine de fantaisie
M'a bercé dans ses bras tremblants ;
J'ai vu l'astre de poésie
Poindre au bout de ses deux seins blancs.
Mais sur sa prunelle » royaume Où règne un fauve rayon d'or, L'on a versé peut-être un baume Qui l'enamoure d'un butor, ); ^'^^'^
Et peut-être aussi, Dieu me damne !
Que Puck m'affubla d'un bonnet • Stupide et gigantesque d'âne, Quand j'eus fait mon premier sonnet.
Demain matin, loin de ma reine Si ce cher cauchemar s'enfiiit, Oh ! qu'elle aura pour moi de haine, M'ayant adoré cette nuit !
Alors, adieu mon divin rêve, ma gloire immortelle, adieu.
S'il faut que Bottom je me lève.
Las ! après m'être endormi dieu !
Mais je suis heureux, fée exquise.
Puisque à tes pieds j'ai pu m'asseoir.
Et que tu m'as fait, à ta guise, Amoureux et poète un soir !