OH LA LA
— v^fS^a^r—
Oh là là! le malheur m'arrive.
A vingt ans qui m'eût dit cela?
Le sort fait donc de ces tours-là , Sans crier gare ni qui vive !
Oh là là!
Palais , chaumières , champs et villes Ont rhabitude de cela :
Passez par-ci , passez par-là , Sur vous il pleut, il pleut.... des tuiles. Oh là là!
Je ne veux du mal à personne.
Si j'en dis gros comme cela , Je m'en repens; je suis bon là !
Sur moi la grêle aussi résonne.
Oh là là!
UflZ
Riche de quelque idée en tête , D'un peu d'argent outre cela , Je suis pris pour dupe. ... et voilà ! Mais par un monsieur fort honnête.
Oh là là!
D'un ami je faisais m^ joie.
Je lui disais ceci , cela , Tout... Mais j'apprends que là, puis là, De sa langue j'étais la proie.
Oh là là!
J'en eus un autre : il était triste , D'autant plus aimé pour cela.
Quand je lui dis : a Viens m'aider là , » Il répondit : a Que Dieu t'assiste ! » Oh là là!
J'avais rêvé de grandes choses , Un beau livre , mieux que cela !
Mais tout s'en va de çà , de là , Couronnes de chêne et de roses.
Oh là là!
Et cependant le jour plus pâle Semble dire comme cela :
» Adieu ! je pars , je vais par là » Où tu viendras, où tout s'exhale. »
Oh là là !
Méchaneeté , sottise , envie , Rires et pleurs sur tout cela , On nonune donc ce beau jeu-là Le jeu du monde et de la vie !
Oh là là!