‹ Les chansons lointaines, poèmes et poésiesChapitre 142 sur 156 · ET DU CINQUIÈME ÙVRE · texte numérisé non relu

ET DU CINQUIÈME ÙVRE

NOTES

NOTES

Pagb 22. — LE VIEUX LAHARPE.

Son monument est sitaé dans une petite ile ,en face de Rolle, sa Tîlle natale, sur les bords du lac Léman. II se compose d'un obélisque avec diverses inscriptions et un médaillon par Pradier.

Page 88. — CHALETS DES AGITES.

Les Agitée sont cette haute et verte esplanade que l'on découvre, du lac, au pied des Tours d*Aï, et dont TArvel, ou ce grand mur de rocs tout ratines qui se dresse presque à pic derrière Villeneuve, forme comme la balustrade. L^anteur a dit quelque part autrefois :

Et le oeltiqne ÀxytAi dont le» replis profonds Hébergent le» brouillard» qui graviMent le» monts.

Pages 167 et 168.

Les deux premiers couplets du prologue de ce livre sont ceux d'une chanson qui se trouve déjà dans le recueil Leê Deux Voix y publié par l'auteur en i83S^ Elle se chante sur un air de Naegueli, devenu populaire en Suisse.

Page 481. — LA DERNIÈRE RONDE.

Ces danses appelées rotïdes ou ronds ^ dont la coutume s'est longtemps conservée dans l'HeWétie romane, « se chantent, avons-nous dit dans le tableau du Cftn^on de Voudy et ont un certain pas, moi-

563 KOTCS.

tié iMteBcé, noillé auttché. Lear canctère est de poQToir s'ouTiir à to«s Tenaiis : eeloi de U Cofw'Ue, espèee de ftmiango, est même de les aller chercher, et de ramasser à Timproriste tons ceux qa'eDe rencontre dans ses sinaosités ambolanf es. Grande risée et grands éclats si la chaîne, bmsqnement tirés on repliée par celai qai la dirige. Tient à se rompre, et sartoat s^ilen tombe qœlqœs chaînons. Dans nos temps, la ONfuille termine encore Tolontiers les grandes réunions patriotiques.

> Aonirr (dans notre dialecte roman, rionià) c'était danser en chantant. Et le chant, les Ters et la danse étaient organisés de manière à former deux chœurs qui se reprennent toujours une partie de Tair et des paroles en se répondant. De là , le nom de coraiifo donné en plusieurs endroits à ces chants alternés, dont les strophes s*appellent cobite, comme chex les Prorençaux. On les chante encore ainsi dans la partie occidentale de la Suisse romane ; on ne les danse plus que très-rarement. Naguère , aux clairs de lune d'été, Ils entraînaient, mêlée dans la ronde, toute la population plébéienne et patricienne de Fendroit.

•• Allez-yotis-en, ceux qui regardent , •• Ou bien yenex danser !

dit une de ces chansons de ronde. »

A Lausanne, qui, vers la fin du dix-huitième siècle, était un des principaux rendes-yous des touristes et un séjour à la mode pour la société élégante , « les messieurs et les dames, dit M. Yinet, se réunissaient les soirs d'été, sous les maronniers de la cathédrale, pour y danser des rondes. Une société beaucoup plus vulgaire y dansait, comme eux, aux chansons ; les Toiz , les pas s'entremêlaient ; ces deux mondes, en tournoyant si près Tun de Tautre, semblaient se confondre, et à quelque distance on ne Toyait qu'une seule ronde, comme on n'entendait plus qu'un refrain: Nous n'irons plus au bois, yieille et naïve chanson. » (A. Yinet, dans ses articles sur le Tisêot de Gharies Eynard, Rwue Suisse, t. II, p. i43.)

Ordinairement la ronde suppose que l'un de ceux qui y prennent part, occupe le centre du cercle, d'où il appelle à lui, si c'est un homme, une danseuse, et si c'est une femme, un danseur. Ce couple isolé suit aussi la danse et le chant, dont souvent même le refrain s'adresse directement à lui, on auquel il répond.

Page i90. — LES HÉROS HELVÉTIQUES.

Ce morceau, composé au début de notre révolution , parut alors

NOTES. 965

(novembre, 4845) dans la Revw d€ê Deux Mondei, où on le donna comme traduit de quelque dialecte suisse , et avec la signature : Un paysan suisse.

Page 490. -- M. L'AYOTER NBUHAUS.

Alors lé premier magistrat de la Suisse , et Tun des principaux chefs du parti radical, par lequel il ne tarda pas à être débordé. Il mourut peu de temps après.

Ibid. — ERLACH.

Le cheyalier d*Erlach, général des Bernois à la bataille de Laupen (4339), où la féodalité, dans la Suisse occidentale, reçut son coup de mort.

/btd. — ARNOLD.

Arnold de Winkelried, à Sempacb, embrassant les lances des chevaliers autrichiens (4386).

Page 494. — BERTHELIER.

Berthelier, qui, au commencement du seizième siècle, déjà avant la réformation, proclama la liberté de Genève , et fut mis à mort par Tordre du duc de Savoie. Il disait au prieur Bounivard (le Bonnivard de Chillou) : « Touchex-Ià , mon compère ! pour amour

> de la liberté de Genève, vous perdrez votre bénéfice (votre ab-

> baye), et moi la tête ;» — « lesquels tous deux advinrent,» ajoute Bonnivard lui-même, qui nous a conservé ces paroles.

/Wd. — DAVEL.

Le major Davel, envoyé à Téchafaud par les patriciens bernou, en 4723, pour avoir appelé à la liberté ses compatriotes du Pays-de-Vaud, auxquels il proposa Tindépendance par une démonstration éclatante , mais en s'arrangeant, s'ils refusaient, de manière à succomber seul.

nôk

NOTB».

Pa«494.

Schwyts est là toujours.

Dans la première édition , on avait fait, pour suivre la règle, Schwytz d*ane seule syllabe; mais vraiment c^est une pédanterie; si ce mot n'a qa'iine syllabe pour rœil, pourToreilie il en a deux.

Quant à sa situation, qui a vu Schwytz , assis fièrement sur la pente, au pied de cimes hardies, en aura en quelque impression analogue k celle qu'on a essayé de rendre dans ces vers.

Pagb 492. — L'OURS.

Le langage et les poésies populaires disent ordinairement : VOurs, teigneur Oun (Herr Motzli), pour désigner Berne.

Ihid. — DU LÉMAN.

C'est des bords do lac Léman que sont partis tous les mouvemens révoltttiooBaires de la Suiase moderne.

Page 203. — LAHARPE ET DAVEL.

Voir, au bas du texte, la note de la page 22, et ci-dessus celle de la page 494.

On a expliqué, dans la préface, que Toii rejetaft ici, parmi fes notes, trois chansons qui parurent lors de la révolution Vaudolse de 4845. Elles font allusion, non aux individus, comme on a voulu le voir dans le temps, mais aux situations, aux tendances, aux partis et aux élémens divers de ce\iB révolution. L'intérêt de ces petites pièces s'est naturellement beaucoup effacé , et s'effacera davantage encore avec le temps. Comme elles contiennent cependant quelques traits de mœurs et des détails histàriquesè, on à dû leseon^ server pour les personnes qui A^ont pas la première édition. Elles y étaient placées dans le troisième livre. Les voici :

KOTES.

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