‹ Les chansons lointaines, poèmes et poésiesChapitre 32 sur 156 · U VIE EN PLEURS · texte numérisé non relu

U VIE EN PLEURS

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Si j'étais seul , tout seul au inonde , Et sans devoirs , je pleurerais Tant, à la fin , que j'en mourrais.

Oui , que ma vie en pleurs se fonde !

Coulez y mes pleurs ! fuyez , mes jours ! D'un même flot , d'un même cours.

0 tristes larmes bien-aimées , Emmenez-moi , prenez mon cœur !

Emmenez-le , comme une fleur Les ondes qu'elle a parfumées.

Coulez , mes pleurs ! fuyez , mes jours ! D'un même flot, d'un même cour^.

Où va la fleur? où va cette onde ?

A l'océan dont tous les flots Gémissent comme des sanglots , Cherchant le bord qui leur réponde.

Coulez , mes pleurs ! fuyez , mes jours ! D'un même flot , d'un même cours.

ESPÈREl

Espère ! et tiens-toi ferme

Dans mon abattaoaent.

Aucun mal n'est sans terme

Espère seulement.

L'avenir diminue ; Le ciel s'ensevelit :

Espère ! et, sous la nue , Vois le ciel qui survit.

Dans ces.heures extrêmes Où le vent est plus fort , Espère ! et , si tu m'aimes , N'espère pas la mort.

L'amitié nous regarde ; Elle compte sur nous :

Espère , et fais la garde , Espère pour nous tous.

Les eufaus te sourient; Mille rayons joyeux Dans leurs yeux se marient :

Espère par leurs yeux.

Pardonne à ma souffrance De monter jusqu'à toi.

Contré toute espérance Espère encor pour moi.

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