U VIE EN PLEURS
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Si j'étais seul , tout seul au inonde , Et sans devoirs , je pleurerais Tant, à la fin , que j'en mourrais.
Oui , que ma vie en pleurs se fonde !
Coulez y mes pleurs ! fuyez , mes jours ! D'un même flot , d'un même cours.
0 tristes larmes bien-aimées , Emmenez-moi , prenez mon cœur !
Emmenez-le , comme une fleur Les ondes qu'elle a parfumées.
Coulez , mes pleurs ! fuyez , mes jours ! D'un même flot, d'un même cour^.
Où va la fleur? où va cette onde ?
A l'océan dont tous les flots Gémissent comme des sanglots , Cherchant le bord qui leur réponde.
Coulez , mes pleurs ! fuyez , mes jours ! D'un même flot , d'un même cours.
ESPÈREl
Espère ! et tiens-toi ferme
Dans mon abattaoaent.
Aucun mal n'est sans terme
Espère seulement.
L'avenir diminue ; Le ciel s'ensevelit :
Espère ! et, sous la nue , Vois le ciel qui survit.
Dans ces.heures extrêmes Où le vent est plus fort , Espère ! et , si tu m'aimes , N'espère pas la mort.
L'amitié nous regarde ; Elle compte sur nous :
Espère , et fais la garde , Espère pour nous tous.
Les eufaus te sourient; Mille rayons joyeux Dans leurs yeux se marient :
Espère par leurs yeux.
Pardonne à ma souffrance De monter jusqu'à toi.
Contré toute espérance Espère encor pour moi.