TRADUIT DE L'ALLEMAND DE KOERNER
(Musique de Weber)
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— D'où te vient , 6 mon glaive !
Cet éclat , qui s'élève
Aussi doux qu'un regard? Que dit-il de ta part?
Hourrah !
— Quand un brave me porte , Luit ma flamme ainsi forte , Si pour la liberté
Je veille à son côté.
< — Oui , libre , 6 mon épée !
Je t'aime , ainsi trempée D'un baptême de feux.
Gomme amant je te veux.
— A toi je suis* Ma vie, Fer brillant , se confie
A ton amour jaloux.
Quand serons-nous époux?
— Dès l'aube où la trompette Ira , pour cette fête ,
Les canons réveiller, Nos noces vont briller.
— Oh ! vienne la journée , Sublime et couronnée!
Bien*aimé! hàte-toi,
Sois fidèle , et prends-moi !
— Qui t'agite , ma chère?
Toi , si ferme et si fière!
Et quel sauvage bruit Fais-tu donc dans ta nuit?
— Je trompe , impatiente , Une mortelle attente ;
Je tressaille aux combats , Qui ne m'appdlent pas.
— Reste dans ta chambrette ; Sois paiâble et muette ; Laisse l'heure approcher :
Je viradrai te cbereher.
— Nais , ô jardin de roses , Couleur de sang écloses !
Où , sous le vent du sort , S'épanouit la mort.
— Eh bien ! l'heure est venue.
Vers la plaine connue
Sors avec ton époux,
Toi , mon bien le plus doux.
— L'air libre est si suave !
A la noce du brave ,
Le soldl , diaud et fier, Se mire dans le fer.
— Allons! vaillante race !
Ton cœur est-il de glace?
La fiancée est là :
De ton bras serre-la !
— A ta gauche cachée , C'est Dieu qui l'a touchée Et Ta, dans sa beauté , Mise à l'autre côté.
— Dans une vive étreinte , Aussi longue que sainte , Nous maudirons celui
Qui son épouse a fui.
— Que ta voix bien-aimée Monte partout semée !
Nous touchons le destin.
Voici le grand matin.
Hourrah !