‹ Les chansons lointaines, poèmes et poésiesChapitre 75 sur 156 · TRADUIT DE L'ALLEMAND DE KOERNER · texte numérisé non relu

TRADUIT DE L'ALLEMAND DE KOERNER

(Musique de Weber)

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— D'où te vient , 6 mon glaive !

Cet éclat , qui s'élève

Aussi doux qu'un regard? Que dit-il de ta part?

Hourrah !

— Quand un brave me porte , Luit ma flamme ainsi forte , Si pour la liberté

Je veille à son côté.

< — Oui , libre , 6 mon épée !

Je t'aime , ainsi trempée D'un baptême de feux.

Gomme amant je te veux.

— A toi je suis* Ma vie, Fer brillant , se confie

A ton amour jaloux.

Quand serons-nous époux?

— Dès l'aube où la trompette Ira , pour cette fête ,

Les canons réveiller, Nos noces vont briller.

— Oh ! vienne la journée , Sublime et couronnée!

Bien*aimé! hàte-toi,

Sois fidèle , et prends-moi !

— Qui t'agite , ma chère?

Toi , si ferme et si fière!

Et quel sauvage bruit Fais-tu donc dans ta nuit?

— Je trompe , impatiente , Une mortelle attente ;

Je tressaille aux combats , Qui ne m'appdlent pas.

— Reste dans ta chambrette ; Sois paiâble et muette ; Laisse l'heure approcher :

Je viradrai te cbereher.

— Nais , ô jardin de roses , Couleur de sang écloses !

Où , sous le vent du sort , S'épanouit la mort.

— Eh bien ! l'heure est venue.

Vers la plaine connue

Sors avec ton époux,

Toi , mon bien le plus doux.

— L'air libre est si suave !

A la noce du brave ,

Le soldl , diaud et fier, Se mire dans le fer.

— Allons! vaillante race !

Ton cœur est-il de glace?

La fiancée est là :

De ton bras serre-la !

— A ta gauche cachée , C'est Dieu qui l'a touchée Et Ta, dans sa beauté , Mise à l'autre côté.

— Dans une vive étreinte , Aussi longue que sainte , Nous maudirons celui

Qui son épouse a fui.

— Que ta voix bien-aimée Monte partout semée !

Nous touchons le destin.

Voici le grand matin.

Hourrah !

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