‹ Les chansons lointaines, poèmes et poésiesChapitre 8 sur 156 · LE VIEUX LAHARPE · texte numérisé non relu

LE VIEUX LAHARPE

Le vieux Laharpe ! ainsi dit avec grâce Le peuple , ami du surnom familier, Comme Ton dit : vieux cMm\ vieille race De ces cœurs forts que rien ne fait plier. Il est assez de roseaux sur la plage Qu'au moindre souffle on voit tous se pencher ; Ah ! dans nos temps de faiblesse et d'orage , Il faut le chêne assis sur le rocher.

' Frédéric-César Laharpe , l'instituteur d* Alexandre et le tribun de la révolution helvétique. Le peuple rappelait ainsi : Le %>ieux Laharpe y moins à cause de son grand âge ou pour le distinguer des autres membres de sa famille, que pour marquer, par cette désignation familière, qu'il était une vieille connaissance pour lui. Ces couplets furent chantés à Rolle, sa ville natale, lors de l'inauguration de son monument. (Reçue de Paris et Reçue suisse d'octobre

Le vietAx Laharpe ! ainsi l'ont vu nos pères , Antique et pur sous un front de vingt ans. A notre tour, nous l'avons vu, mes frères, Jeune de cœur, tout jeune en cheveux blancs; Et sa mémoire est comme un bel ombrage Où nos enfants aimeront à marcher.

Ah ! dans nos temps de faiblesse et d'orage , Il faut le chêne, assis sur le rocher.

Le vietix Laharpe 1 un vrai fils d'Helvétie Que rien ne doit vaincre et décourager : Ni sur les monts tant de neige épaissie , Ni l'autre hiver qui sur tous vient neiger ! Fécond exemple, héroïque héritage Que rien non plus ne nous doit arracher ! Ah ! dans nos temps de faiblesse et d'orage . Il faut le chêne, assis sur le rocher.

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