Lai Siii - te Viërdje i La Sain - te Vierge (y
pàere clui son tro - ne d'ai pleure Sur son tiô - ne d'ai-
|EESE|S3jri;Ei^J^g^=J=fc=9^^
djan, Son cher fi gent. Son cher fils (y)
vai di - re: \ lui va di - re /
Mère, que pieu - rez-
^=gb^^i^^^=ffl-^
vous tant
gra - ti - a pie - na
— 1 pàere si poûcre monde K'andure tan de fin, ■ — Xc pûeraite pe, mai mère No lé raissaiiierin.
Ne pûeraite pe, mai mère, No lé raissaizierin.
Va lé! anvierin dmindai An lai poetehe di raitche.
— .le pleure ce pauvre monde Qui endure tant de faim.
— Ne pleurez pas, ma mère, Nous les rassasierons.
Vous les enverrez demandei A la porte du riche.
— liditche, faite-no Vâmeûnc Po l'amour de Jésus!
Lé myate de votre tâle L'aite no lé baii/'ie.
— Lé myate de mai tâle C'a po baiyie an mé tchïn Ai m'aitraipan dé lièvre, Toi, te m'ne pran ran.
— Riche, faites-nous l'aumône Pour l'amour de Jésus !
Les miettes de votre table F'aites-Ics nous donner.
— Les miettes de ma table C'est pour donner à mes chiens ; Ils m'attrapent des lièvres Toi, tu ne me prends rien.
A bon de Ira semaine Le raitche s' an vin ai meâri; S'an vai to droi kakai An lai pôetche di pairaidi.
Au bout de trois semaines Le riclie (s'en) vint à mourir ; S'en va tout droit frapper A la porte du paradis.
— Eûvre me Vpairaidi, Sin Piere, mon aimi.
— Retire-toi, mauvais riclie, Din lé flâme éternelle.
— Ouvrez-moi le paradis, Saint Pierre, mon ami.
— Retire-toi, mauvais riche.
Dans la flamme éternelle !
Te n'ai p\oyu fair l'âmeûne, Pour l'amour de Jésus, Tote foéiiye k.e soitche Ne sairé ranvoidji.
Ave, Maria! gratia plena!
Tu n'as pas voulu faire l'aumône.
Pour l'amour de Jésus, Toute feuille qui sèche Ne saurait reverdir.
Chantée par Agathe Sangsue, 1833, de Courtedoux (Berne). (De sa mère, née en 1788). — Publiée par A. Rossât dans La poésie religieuse, N° 40, p. 432 (transcription phonétique).
74. Cantique du Miracle de i^otre-Dame des Ermites. [Einsiedeln.]
Chrétiens catholiques.
Venez entendre réciter
0, (mon) Dieu, le grand miracle
Qui depuis peu est arrivé
A Notre-Dame des Ermites,
Assurément, Écoutez tous, petits et grands.
Dévotement.
Dans la Sainte-Chapelle,
Ces trois Messieurs ont demandé
A Jésus, à la Vierge,
De les vouloir contre-garder
De ne jamais pouvoir mourir
Sans confession, Et, de tous leurs péchés commis.
D'avoir pardon.
Trois jolis gentilshommes
Dans les archer ont pris leur chemin,
Pour aller aux Ermites ',
Comme de braves pèlerins.
Quand ils furent dans le saint lieu,
D'un cœur ardent ils ont [tous] accompli leurs vœux,
Dévotement.
Ayant fait leur jirière Dans leur chemin sont retournés Et dedans le bois daides (V) Par des brigands fut attaqués.
Mais deux par la grâce de Dieu
Se sont sauvés ; L'autre entre les mains des voleurs
(II) [Est] demeuré.
En pèlerinage à Einsiedeln.
Les ToleurB (remplis de) [en] colère Voyant ces deux seigneurs sauvés, Venant en grand(e) furie, Dessus celui qui demeurer, Et la tête ils Tout coup^
Pour le certain ; Dernier un buisson (ils) l'ont jeté',
Loin du chemin.
Cette tête s'écrie, Étant séparée de son corps :
Faites que je confesse Avant que de Kouftrir la mort !
Et les voleurs (tout) épouvantés.
Se sont sauvés, Et la tête loin de son corps
[II) [Est] demeurer.
Le prêtre du village Dans le bois il vi(e)nt à passer ; Voyant ce grand carnage, De peur [il] se mit à trembler.
Et la têt(e) s'est mise à crier:
— Confession! (Confession!) Monsieur, donuez-mni dans ce (saint)
L'absolution. [lieu
Le pi'être tVim air extrême [de peur [blé me?] Prend Jésus Christ pour (son) réconfort, S'approchant de la tète Etant séparée de son corps, (Qu'il) demande d'être confesse
Et communie.
De recevoir (tous) les sacrements
Sans plus tarder.
Manuscrit 1791, J.-P. Gayx, Martigny. —Communiqué par Mme E. Cretton, Trient (Valais).
IjC prêtre prit courage
De la tête s'est approché,
L'entendart à confesse
L'absolution lui a donne'.
Au (plus) proche village Test allé
Bien promptement, Et dans les bois l'ont apporté
Les sacrements.
Tout le peuple s'assemble Venant en grande dévotion, [Ils] (L')ont vu cette tète Recevoir la communion.
La sainte extremontion [extiéme
Tout à la fois, onction]
Le prête lui a donne
En bonne foi.
— Dis-moi donc, je t'en prie, Quell(e) grâce tu as demandée A Notre-Dame des Ermites, Que tu as été confessé?
— [J'ai] (Je lui) demande dans ce Par dévotion, [saint lieu,
De ne jamais [louvoir mourir Sans confession.
() Vierge des Ermites,
Secourez les jiauvrles) affligés.
De périls, dans baisse [et d'angoisses],
Délivrez-nous de tous i)échés.
[Et] Nous [nous) prions Dieu à jamais,
Grands et ]ietits.
De nous donner la paix, la joie,
En paradis.