‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romande (volume 2)Chapitre 32 sur 128 · Ou - vrons no - tre mo - iiioi-iv Le -vous les yeux · texte numérisé non relu

Ou - vrons no - tre mo - iiioi-iv Le -vous les yeux

jusqu'au cen - tre des Cieux, Pour pu - l)li - er

gloi-re Du bien ai - mé de Dieu. C'est le grand saint liu-

bert qui se pro-ela-iue dans tout l'u-ni-vers. Pu - bli - ous

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en tous lieux, Le grand pou-voir de ce saint glo - ri - eux!

Parmi la loi iiaienne,

Hubert est né d'une noble lignée ;

Fils du duc d'Acquitaine,

En France renommée.

Par son premier emploi,

Au service de son digne et grand roi.

Capitaine fut, sûrement.

Par son mérite et son consentement.

Hubert, en son jeune âge, Ayant jiouvoir, il méritait d'avoir Gluribal en mariage, Fille du comte Agobert, Demeurant à Louvain.

La cbasse était son unique entretien ; Le plaisir et la joie

De saint Hubert étaient au fond dos bois. Eossat, Les oliansons populaires II, 2,

Un jour de grande chasse,

Il s'en alla par un vendredi saint.

Le Seigneur dans sa grâce,

Veut en faire un grand saint.

Chassant dans la forêt.

Il TJt un cerf et le poursuit de près ;

Comme un vaillant chasseur,

Il espérait en être le vainqueur.

Mais le cerf lui résiste, Lui dit: — Crois-moi chasseur, arrête-toi! En vain tu fais poursuite Au divin Roi des rois.

Regarde-moi en ce lieu; Figure-toi que je suis ton vrai Dieu.

Je viens te convertir.

Quitte la chasse et bannis tes plaisirs.

Hubert mit pied à terre; Fut bien surpris de voir un crucifix, Entre les bois du cerf Qu'il avait poursuivi. Prosterné à genoux,

Disant : — Mon Dieu 1 que me demandez-vous ? Dites-moi en ce lieu Ce qu'il faut faire pour vous plaire, ô mon Dieu!

Sitôt la voix répète ;

— Hubert, va vite trouver saint Lambert,

Evêque de Martiague.

Il doit te baptiser.

Tu apprendras soudain,

De ce saint homme, à vivre en bon chrétien,

En patron des chasseurs.

Et désormais ce sera ton bonheur.

Saint Lambert le baptise.

Charitablement lui apprit à l'instant

A vivre selon l'Eglise.

Il en fit un pénitent;

Après quoi Saint Hubert

Pendant sept ans vécut dans le désert,

Se traitant en rigueurs,

Se nourrissant de racines et de pleurs.

Ajirès quo ce saint lioinme Eut, en solitaire, souffert assez, Dieu l'euvoya à Rome. Pour le rocompenser, Un ange, du Ciel envoyé.

Lui apporta la sainte aube et la clef Qui pourront préserver Tous les chrétiens dans les maux enragés.

Publiée par J. Keichlen dans La Gruyère illustrée IV/V, 8.

88. Complainte de Sainte Catherine [d'Alexandrie]. [25 novembre]

Versions:

A: a) Publiée par. Joseph Reichlein (Fribourg-ville). Mélodie J.

b) Publiée par Joseph Volmah, Estavayer (Fribourg). Mélodie II. (Texte = a)

c) Publiée par le même (Fribourg-ville). Mélodie III. (Texte = a)

B : Chansonnier Sœur X. [Froidevaux], Les Breuleux (Berne). C : Chantée par M.\rguerite Cattin, 1829, Courtedoux (Berne).

Mélodie IV.

D : Chantée par Lucie Ropraz, 1900 et Yvonne Schenevey,

Mélodie V. 1902, Belfaux (Fribourg).

E : [Communiquée par Mme Colomb-Penaru, Genève.]

Mélodie VI.

F : Communiquée par Mlle Bonanomi, Délémont (Berne).

Mélodie VII (chantée par les classes inférieures primaires). G: (Fragment) Chantée par Marianne Etienne, 1820,

Mélodie VIII. [Tramelan-dessous (Berne).

H: (Sans texte) Chantée par Oscar Pasche, Berne.

Mélodie IX. (Variante vaudoise)

La version A parait avoir le mieux gardé, aussi bien au point de vue du texte que de la mélodie, le caractère de complainte; G également. Par contre, on voit la chanson se transformer peu à peu: des adjonctions comme D, str. 12 et suiv., E, 9 et 10; l'introduction d'un refrain comme dans F, unies à une plus grande vivacité de la ligne mélodique et

du rythme, lui donnent le caractère d'une ronde enfantine, comme l'a déjà noté Rossât'.

Il n'y a là rien de surprenant, si l'on pense que Sainte Catherine est la patronne, non seulement des vieilles filles, mais aussi et tout autant, des fillettes.

Cf. TiERSOT (Alpes), p. 95; Beauquiek (Franche-Comté), p. 282; DoNciEux, N» XXXIV.

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1. S.airi - te C'a - the - ri - - ne é - tait fil - le du roi.

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Sain - te Oa - tlie - ri - - - ne é - tait fil - le du roi.

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A - ve Ma - ri - a! Sanc - ta Ca - tha - ri - na!

2. Sa mère était catholique, son père ne l'était pas. Ave . . .

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