La légende de Saint Nicolas
[6 décembre]
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A: Communiquée par Mme Colomb-Penard, Genève.
Mélodie.
B: Publiée par M. C. Hohnstein (Jura bernois).
La chanson semble avoir au total 10 strophes; A, donne la, première écomtée comme «phrase d'introduction»; B, n'a pas l'avant-dernière strophe (A, 8).
Cette légende est en quelque sorte la contre-ijartie de celle de Sainte Catherine, Saint Nicolas étant le patron des petits garçons.
Sur la fête de la Sainl ]\icolas, cf. Arc/iires VI, 17 (Estavayer) et Hornstein, Fctcs Icgendaircs, p. 227 et suivantes.
Phrase d'introduction.
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11 é - tait trois pe - titg en - fants Qui s'en al-
SE^feSE
laient gia - ner aux ehaniiis.
Cette première |ilirase, air et paroles, ne sera répétée qu'à la fiu de la chanson; tous les couplets sont chantés sur l'air suivant:
1. S'en vont un soir chez un liou - cher : — lîou - cher vou-
lirais - tu nous lo - gerV — En-trez, en - trez ]ie - tits en-
E3Eib^Ertr=^
fants, y a d'ia plac' as - su - ré - nient. Notation de la correspondante.
lu n'i'taient pas sitôt entrés Que le boucher les a tués ; Les a coupés en p'tits morceaux, Mis au saloir comme pourceaux.
— Du p'tit salé je veux avoir Qu'il y a sept ans qu'est dans l'saloir. Quand le boucher entendit çà Hors de sa porte il se sauva.
Saint Nicolas, au bout d'sept ans Vint à passer dedans ce champ, 11 s'en alla vers le boucher:
— Boucher, voudrais-tu me Iokt
— Boucher, boucher, ne t'enfuis pas Repens-toi, Dieu te pardonn'ra.
Saiut Nicolas alla .s'asseoir Dessus le bord du grand saloir.
— Entrez, entrez, Saint Nicolas
Y a d'ia place, il n'en manqu' pas.
— Il n'était pas sitôt entré Qu'il a demandé à souper.
-- Petits enfants qui dormez là, Je suis le grand Saint Nicolas.
Et le Saint étendit trois doigts Les p'tits se r'Ièvent tous les trois.
Voulez-vous un morceau d'jambon?
Je n'en veux pas, il n'est pas bon.
Voulez-vous un morceau de veau V Je n'en veux pas, il n'est pas beau.
Le premier dit: J'ai bien dormi.
Le second dit: Et moi aussi.
Et le troisième répondit:
Je croyais être en paradis.
Il était trois petits enfants.
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Il était trois petits enfants Qui s'en allaient glaner aux chamii!
Dévoués à Saint Nicolas ^ui ne les abandonna pas.
Entrez, entrez. Saint Nicolas, La place ici ne manque pas.
Il ne fut pas sitôt entré Qu'il a demandé à soniier.
Ils vinr'ut le soir chez un boucher :
— Boucher, voudrais-tu nous loger':
— Entrez, entrez, iietits enfants, Vous aurez pain et logement.
Ils ne fur'nt pas sitôt entrés ■Que le boucher les a tués Et coupés par petits morceaux, Mis au saloir comme pourceaux.
— Voulez-vous uu morceau d'jambon?
— Je n'en veux pas, il n'est pas bon.
— Voulez-vous un morceau de veau?
— Je n'en veux pas, il n'est pas beau.
Du p'tit salé je veux avoir
Qu'est d'puis sept ans dans le sahiir
Le boucher entendant cela
Hors de la maison s'cfifai/a.
Saint Nicolas, au bout de sept ans, Saint Nicolas vint sur les champs; S'en va tout droit chez le boucher:
— Boucher, voudrais-tu me loger?
— Boucher, boucher, ne t'enfuis Keiiens-toi, Dieu t'pardonnera!
Saint-Nicolas posa trois doigts Dessus le bord de ce saloir :
Le premier ilit; J'ai liieii dormi!
Le second dit: Et moi aussi !
Et le troisième répondit :
Je me croyais en paradis !
l'ublii'e par i[. C. Hoenstein dans Lef: fi-tes h'geitdaires, p. 229, — Cf. BEArgciER (Franche-Comté) p. 280; Donciecx, N'XXXII; Rolland III, 1.