La Misère à cheval
Moderato
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1. D'un bu - veur c - cou - tous l'Iiis - toi - l'e, t'oi't u - tile
est de la sa - voir, Qui par - fois de trop ai - me
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boi - re, Aux pieds foule a - lors son de - voir. Battre en-
fauts, frap - per sa fem - uie, C'est la bc - so - gne d'un mo-
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ment. Ce n'est que cris, ce n'est que flam - me, Le loup mou
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tre la gran - de dent Le loup mon - tre la gran-de dent.
Le vin pris avec vigilance Soulage notre infirmité, Tandis qu'en trop graiule abondance Nuit à l'esprit, à la sauté.
Amis, buvons puisque faut boire.
Oui, buvons bien, mais quand il faut.
Avec l'ivrogne, point d'afî'aire, Fuyons-en le moindre défaut.
Que misérable est la famille Où la boisson commande en roi; Va, femme, pars avec ta fille.
Ce soir, je suis maître chez moi.
Quels cris, quels pleurs, oh! quel va- Retentissent de toutes parts [carme, Nanon s'en va, versant des lajraes Criant tout haut: Je jiars, je pars!
Un enfant reste avec le père Dont il est aimé tendrement, Un autre part avec la mère, Triste et pleurant amèrement.
Oh! oui, partez, c'est votre affaire.
Et bien vite et fort loin d'ici.
Encore votre père veut boire; Partez, c'est dur, mais c'est ainsi.
La guerre apporte la misère.
Mais l'ivrogne en fait tout autant; Tout est brisé, tout git par terre, Que d'ouvrage fait à l'instant.
Oh! qu'un tel homme est à plaindre!
Filles, portez bien loin vos jias :
Pour la pudeur tout est à craindre, Sans rire, allez, ne |)arlez pas.
Cuvez du vin, buvez sans cesse Toujours du vin, jamais de Peau, Sans quoi vous faites la détresse Du riche vendant sou tonneau.
Parfois si [vous] savez trop boire, Perdez messe, vèjire et salut.
Jamais prier est votre affaire Ainsi pour vouk point de salut !
Chansonnier RBXoiT Zopperev, Vissoie (Valais).