‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romande (volume 2)Chapitre 99 sur 128 · F.^^^^E^^!^T^FT · texte numérisé non relu

F.^^^^E^^!^T^FT

Il y a deux ca - ma - ra - des Au ser - vi - ce du

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roi Au ser - vi - ce d'eni - jii - re

Qui est bien

re - nom - me.

' Deux soldats au service d'Empire »

Il y avait deux camarades'

Au service du roi, au service d'empire

Tous deux bien renommes.

|Et| Ces deux camarades se trouvaient tous les jours |I)e] Dans la même l'glise. Tous |Ies| deux servant Dieu.

*!), variantes anonymes ilonuécs par Rossât en surcharge du ' L'y a deux.

L'un dit : t Mon camarade, (de) quel pays est le tien ? (Ra)conton8 nos aventures et nos doux entretiens^.

Mon pays est l'Hongrie, bien éloignée d'ici Dont pour ma patrie je n'ai point d'héritier '.

Et moi je suis de Vienne, pays très renommé* De mon père et ma mère je n'en sais pas le nom.

A' l'hôpital de Vienne, j'ai été élevé

Et pour (mon) nom de baptême, Je m'appelle «Trouvé».

Eh bien, mou camarade, tous deux nous n'avons rien, Dieu sera notre père, (et) notre souverain bien.

Prenons tous deux pour mère Marie du bel amour, Que pendant notre vie, elle soit (toujours) dans notre cœur.

[Et] Ces deux camarades ayant rente sept ans (Se trouvent) [L'un est] mort(8) à la guerre contre les protestants.

Oh! (la) [quelle] triste nuit, s'écrie son camarade, 11 ne reste au monde que des tristes soupirs!

Au bout d(> la huitième, étant (de) dans son lit Il voit paraître une ombre au milieu de hi nuit.

Je suis ton camarade, je suis un revenant

Qui vient" pour t'attendre à la tin de ton tenijiB.

Comment veux-tu m'attendre, moi qui n'ai que trente ans, Tandis que dans cette vie, l'on vit plus de cent ans ?

Eh bien! mon camarade, dès que tu vis cent ans' Je ne saurais m'asseoir pour un si jieu de temps.

' Dans ce doux entretien.

^ Mais pour dans ma patrie.

* Ville de grand renom.

' Dans.

* Que je viens pour.

' Va-t'en, mon camarade, que tu vives cent ans.

(Tu as) encore six mois à faire, puis tu quittes l'armée, Dedans un monastère tu y vas demeurer.

Je dis, mon camarade, que l'on n'est pas trompé Du plaisir d'une fàble,^ l'on est récompensé.

Demain vers les sis heures, tu iras chercher mon corps Qui est dedans le sable, le long de ce ruisseau.

A l'église (de) St-Etlenne, tu me feras porter Dedans ce cimetière, (tu) me feras enterrer.'

Cet amour agréable, lui grave dans son cœur Son amour agréable, lui est toujours . . . .'

Vous autres militaires, qui aimez tant chanter* Imitez cette histoire, et vous serez sauvés.'

Lent

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