‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 100 sur 128 · Jeu - ne sol-dat re - vient degnerr'.Jeu - ne sol-dat re · texte numérisé non relu

Jeu - ne sol-dat re - vient degnerr'.Jeu - ne sol-dat re

^jUE=E^^^=f=S^-E-^HE^

vient de gnerr', Bien ar - ran

bien é - qui - pé,

^^M=%^EE|E r-=ll C C-MI

Sans sa - voir où al - 1er lo - ger, al - 1er lo - ger.

S'en va loger chez dam' l'hôtesse, (his) — C'n'estpasl'vinblancquejeregrette:

— namThôtesse, av'-vousdu vinblancV Vous avez l'air de mon mari;

— Jeun' soldat, avez-vous d' l'argent? Voilà sept ans qu'il est parti.

— Pour de l'argent, je n'en ai guère; J'ai tant reçu de fausses lettres J'ai mon manteau, j'ai mon épé', Qu'vous étiez mort et enterré

Mon équipage et mou cheval.

Le jeun' soldat se mit à table, Se mit à boire et à chanter.

Dame l'hôtesse à soupirer.

— Que pleurez-vous, dame l'hôtesse Pleurez-vous votre bon vin blanc Que l' jeun' soldat boit sans argent? Des dentell's et des tabliers. — Dedans Paris il y a grand air, fgiaïul' t/uerrej Il y a grand air et grands tourments.

Adieu, ma femme et mes enfants!

Chantée par Mme Joséphine Chabondez, née en 1861, Miécourt

Que je me suis remarié'.

— Quand j'suis parti ^owr à la France, Je n'ai laissé que deux enfants; T'en voilà quatre maintenant!

— J'y mettrai mon fils secrétaire, Et ma fiir ser.i pour broder

F. Soldats en Guerre

(Même air que D) 1. 5.

Trois jeun's soldats rev'nant de guerre, — Que soupir"s-tu, dame l'hôtesse?

Ora! — C que je soupir', c' que je désir'

Bien équipés, bien arrangés. C'est d'y avoir mon cher mari. Ne sachant où aller loger, 6

Oral (ter) Il y a sept ans qu'il est en guerre,

2 II y a sept ans qu'il est parti,

Ils s'en allèr'nt chez dam' l'hôtesse. Et iTme semble que c'est lui.

— L'hôtesse, avez-vous du vin blanc V '•

— Soldats, avez-vous de l'argent? — Oh! qu'as-tu do«2î«e fait, ma femme?

., Je n' t'ai laissé que deux enfants,

„ , ,, ' , . En voilà quatre maintenant!

— Pour de l'argent, (unus) n en avons ^

guère. "■

Nous engagerons nos manteaux, —J'ai tant reçu de (tes) fausses lettres;

Nos équipag's et nos chevaux. Tu étais mort et enterré,

. Et moi je m' suis remarié'!

Les trois soldats se mir'nt a table,

„ ■,.-,■ . - — Oh ! si ie connaissais leur père. Se mir nt a boire et a manger, •' ' '

T , ,«^ - J'tuerais la mère (et) les deux enfants!

La bonne hôtesse a soupirer. '- '

J'irais rejoindr' mon régiment!

Dans l'Angleterre, il y a d' grands cris d' guerre.

" Ora !

Grands cris de guerre et de tourments! . . .

Adieu, la mère et mes deux enfants!

Ora! (ter)

Chans. de 1906, Mlle Julia Jolidon, Epiquerez.

G. Un jeun' Dragon revient de Guerre

(Même air que D) Un jeun' dragon revient de guerre

Oral Bien arrangé, bien équipé, Ne sachant où aller loger,

Ora! (ter)

Str. 2- 3. 4. 5. semblables à F.

— Qu'as-tu donc fait, méchante femme?

Je n'ai reçu que deux enfants, En voilà quatre maintenant!

s Je rejoindrai mon régiment,

Adieu, ma femme (et) mes deux enfants!

Chans. de Mlle Julia Voirol, Les Genevez.

H. (.'oiicou. cuniuri, foucou!

Mmlerato

r-J II- g- g=E=^|

lats re - ve-naiit de i^ner - ro, (loii-roii!

Sol-

fcr-ûlç I r c-t=rrN-^^^^

cou! Mal lia - bil - li's, mal (à) chaussés Xe sa-chaut oi'i al-

fcgE

1er lo - }j;er, Cou - cou, cor - na - ri, cou - cou !

S'en vout cliez dame l'hôtesse, — C'u'estiiasnion vinblaucquej'pleurf

Coucou! .T'entends la voix de mon mari,

— Hôtesse, avez-vous du vin blanc V Qu'il y a sept ans qu'il est parti.

— Soldats, avez-vous de l'argent? 7

Coucou, cornari, coucou! Quand Je suis parti en guerre,

3, Je n' t'ai laissé que deux enfants;

— De l'argent, nous n'eu avons guère ! En voilà quatre maintenant ! Nous vous remettrons nos manteaux, g

Nos équipag's, aussi nos ch'vaux. ^ Quand tu es parti en guerre.

Soldats se mirent à table;

Se mir'nt à boire et à chanter;

L'hôtesse se mit à iileurer.

— Qu'avez-vous, dame l'hôtesse V

.Tétais enceint' de deux enfants.

Et deux j'avais auparavant.

C'est par une fausse lettre

Coucou ! Que tes parents m'ont envoyé'

Est-c' votr' vin blanc que vous pleurez, Que tu étais mort et enterré, Que les soldats n'ont pas payé? Coucou, cornari, coucou!

Chantée par M. Auguste Bourquin, né en 1847, bficheron, à. Diesse.

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