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— .Madame, je vous prie de me loger ce soir; Vous devez me connaître, je passe assez souvent.
,\uiiez-vous répugnance de rec'voir mon argentV Un coin de votre table me sera suffisant.
— Vous êtes de famille, il n'en faut pas douter. Et de riche naissance et partout distingué.
En entrant dans la chambre, le jeune commandant, Il fait la révérence, il fait ses compliments.
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— Pardon, Messieurs et Dames, ne vous dérangez pas! Que Dieu fasse la grâce d'être de ce repas.
— C'est à vous l'avantage, Monsieur, en vérité. Souhaitez d' prendre place ici à mon côté.
Voyez, la table est mise; dites-nous votre .goi'it. (.'"est à vous l'avanta'.'e de vcjus servir de tout.
La belle le regarde et l'écoute parler, Et coulant sur sa bouche lui dit: — Mon cher amant.
— T'en souvieus-tu, la belle, de Joseph-Constant
Qui s'est mis sous les armes il y a aujourd'hui sept ans'/
Où est cet anneau d'ore et ce beau diamant Que j' t'ai donnés pour gage l'année en t'épousant ?
— Mon brave militaire, eh! je puis vous prouver: Sur un cham)) de bataille vous étiez décédé.
J'ai fait fair' des services, le deuil, je l'ai porte'. Et célébré des messes par des prêtres chanté's.
La voix du Grand Conseil fut bientôt ordonné' De céder la femme au premier marié.
Et de rendre les gages au pauvre infurtiiiié.
— Et vous, prenez exemple, garçons à mariei'. N'allez pas aux noces, crainte d'être trompés.
Allez plutôt aux (jeunes) tilles de bonne volonté. Qu'ell's soient belles ou laides, du moins vous les aurez. (.Ihantée par Mme Lydia Chappot-Lugon, née en 1886, Trient.