La Mort du Soldat déserteur
Nos anciennes chansons traditionnelles nous dépeignent ■en général la vie du soldat sous les couleurs les plus sombres et les plus dramatiques: désertion, conseil de guerre, peloton <rexécution, etc. Autrefois, quand le service durait de si longues années, il est bien naturel que de pauvres soldats, séduits par les promesses des racoleurs ou engagés à la suite d'un coup de tête, aient essayé de se soustraire par la fuite au.v duretés du service ou aux brutalités d'un supérieur. Le tlième du (téserleur est donc fort répandu dans le répertoire populaii'e.
Cette chanson, ainsi que la suivante, nous présentent un cas fréquent dans sa tragique simplicité : dégoûté de l'état militaire, un soldat a déserté; il est repris, passe en jugement et est condamné à être fusillé. Avant de marcher au supplice, il prend congé de ses camarades, leur fait ses dernières recommandations, écrit à ses parents et meurt courageusement. La scène se passe à Calais, ofi il est amené i)our être passé par les armes.
Je n'ai recueilli cette chanson que dans le Valais et le Jura. Remarquons que c'est en partie le sujet de la chanson populaire allemande si eotmue: Zii Sfroifs/nirji (iiif tlir Sr/ianz.