‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 12 sur 128 · Un jour le Roi en - tra dans Pa - ris; Sa mère al · texte numérisé non relu

Un jour le Roi en - tra dans Pa - ris; Sa mère al

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la an de - vant de - lui'). Ré - jon - is - toi, mon fils Re-

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naud2)^ Ta femm' vient

cher d'un lils.

— Ni de ma femme, ni de mon fils, Je ne puis pas m'en réjouir.

Je tiens mes tripes entre mes bras, Entre mes liras sur mes chevaux.

Allez, ma mère, allez devant, Apprntez-moi un lieau lit blanc.

N'eut pas sitôt minuit sonné Que le bon Roi fut expiré.

— Dites, ma mère, dites de gré:

Qu'est-ce qu'on entend toujours sonner?

— Ma fiir, ce sont les processions Qui font le tour de nos maisons.

— Dites, ma mère, dites de gré:

Qu'est-ce qu'on entend toujours frapper?

— Ma filP, ce sont nos beaux chevaux, A l'écurie ont tous pris maux.

— Dites, ma mère, dites de gré:

Quelle robe mettrai-je aujourd'hui?

— Mettez le blanc, mettez le gris, Mettez le noir pour mieux choisir.

— Dites, ma mère, dites de gré:

Qu'est-ce qu'on entend toujours pleurer?

— Ma fiir, je n' puis plus t' le cacher: C'est ton mari qui est mort et enterré.

— Terre, fends-toi, terre, ouvre-toi.

Afin que j' t'embrasse encore une fois! Terr' se fendit, terre s'ouvrit Eir tomba morte sur son mari.

Chantée par Mme Bertha Pheulpin, née en 1858, Miécourt.

') Notre version n'indique pas ici que Renaud est blessé; il n'en est fait mention qu'à la seconde strophe. — ') Pour la rime, il faudrait: Renaud, mon fils.

C. Voici un fragmeut du Jura, dont la mélodie se rapproche sensiblement de celle de Doncieux, p. 484

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