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tri - pc9 dans ses mains, Sa mère à
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la fe-nêtre en haut Dit: Voi - ci v'nir mon fils Re - naud.
— Renaud, Renaud, réjouis-toi, Ta femme est accouchée d'un roi.
— Ni de ma femm' ni de mon fils Mon cœur ne peut se réjouir.
Je sens la mort (jui me transit, Mère, faites dresser un lit; Mais faites-le dresser si bas Que ma femme n'entende pas.
— Ah! dites-moi, mère, ma mie, Ce que j'entends chanter ici?
— Ma fille, c'est la procession Qui fait le tour de la maison.
— Ah! dites-moi, mère, ma mie, Ce que j'entends pleurer ici ?
— C'est la voisine d'à côt6 Qui a perdu son nouveau-né.
Et quand ce fut vers la minuit, Jean Renaud a rendu l'eeprit.
■ — Ah! dites-moi, mère, ma mie, Ce que j'entends clouer ici?
— Ma fille, c'est le charpentier Qui raccommode l'escalier.
— Ah! dites-moi, mère, ma mie, Pourquoi donc pleurez- vous aussi?
— Ma fille, ne le puis cacher, Renaud est mort en vérité.
— Ma mère, dit's au fossoyeux Qu'il creuse la fosse pour deux.
Et que le trou soit assez grand Pour qu'on y mette aussi l'enfant.
Terre, ouvre-toi, terre, fends-toi, Que j'aiir rejoindr' Renaud mon roi !
Terre s'ouvrit, terre fendit.
Et la belle rendit l'esprit.
Notée par Mme A. Colomb-Penard, Genève. (Chanson de ses deux aïeules nées vers 1795.)
H. Jura
B. Le Koi Keiiaud