‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 33 sur 128 · Je suis la dé -lais · texte numérisé non relu

Je suis la dé -lais

Qui pleure nuit et jour; Ce-

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lui qui m'a trom - pé - e Fut mou premier a - mour.

J'avais quinze ans à peine, Belle comme une fleur; Il a fallu qu'il vienne S'emparer de mon cœur.

Ses charmes et ses caresses, Ses doux baisers trompeurs Et sa fausse promesse M'ont jeté' dans les pleurs.

11 a pleine, l'infàine, Pour enchaîner mon cœur Pour allumer la flairime Qui brûle mon bonheur.

Je pleure et je viens pâle Je le vois chaque jour Auprès d'une rivale Lui dire son amour.

Ma douleur est profonde, Je suis au désespoir; Moi, pauvre vagabonde.

On ne veut plus de moi.

Avant que je succombe, Je saurai le ])unir-, (Et) dans une même tombe La mort doit, nous unir.»

Puis elle part furieuse.

Eir tue son amant Hélas! la malheureuse, Kll' s'en lit autant.

La mort est bien cruelle Lorsqu'elle fr.appe au cœur.

Elle est morte, la belle, Avec son amant trompeur.

De ce jour de tristesse Souvenez-vous toujours; Restez, belle jeunesse.

Fidèle à vos amours.

Chantée par M. Eugène Salamin, 1894, Grimentz (Anuiviers). — Chans de Mlle Eugénie Salamin, Grimentz.

Allegretto

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