‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 59 sur 128 · Un jour me vient à la ni(' - moi - re D'y al - 1er · texte numérisé non relu

Un jour me vient à la ni(' - moi - re D'y al - 1er

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fair' mou - rir ma mie, De l'ai - 1er fair' mourir si

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loin, Sans ([ue per - son - ne n'en sa - ehe rien. rien.

Je pris le cheval de mon maître Ses pistolets, ses arwements.

C'est entre une heure et la minuit Que je fis sortir ma mie du lit.

Et la belle se jetant par terre.

Tout droit au cœur lui a plongé, Lui a plongé si rudement, Qu' la belle a perdu tout son sang.

— Ah ! levez-vous, ma mie, mon cœure, Ah! levez-vous, ma mie, mon cœur; Mettez la plus belle de vos robes Nous irons voir de vos amis.

Aussitôt la belle se lève.

Et quand ell' fut sur le cheval:

— Tenez-vous bon, tenez-vous bon.

Je m'en vais donner un coup d'ép'ron.

Et quand ils furent dans ces prairies.

Et quand ils furent dans ces bocages, Là son cheval fit arrêter.

— Ah! c'est ici qu'il faut mourir, Vous êtes fort loin de vos amis. .

La pauvr' fiU' n'ayant qu' trois pauvr's [frères Que nuit et jour l'ayant cherché', Personn' ne l'a pu renseigner Si c' n'est la p'tit berger' des prés.

— Que Dieu te gard', ma p'tit' bergère. Que Dieu te gard', berger' des prés; N'as-tu pas vu ici passer

Un' jeune fille à marier?

— Suivez le long de ces prairies, Suivez le long de ces bocag's ;

Là vous trouv'rez son sang écoulé, Son cœur ouvert comme un laurier.

— Que Dieu te gard', ma p'tit' bergère, Que Dieu te gard', berger' des prés.

Que Dieu te gard", ma p'tit' bergère.

Que Dieu te gard', berger' des prés.

Feu Justin Kohler, cordonnier, né en 1820, à Delémont. — Chantée par sa fille, Mme Marianne Conscience Kohler, née en ISâS, Chapelle du Vorbourg, Delémont. — La même version m'a été chantée par M. Sébastien Chételat, tailleur, né en 1859, de Montsevelier, à Delémont.

Moderato

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