I. Jura
A. Je m'en suis rendu au service MoiUrato
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\. .le m'en suis ren-rlu au ser - vi -ce. Au ser - vi - ce du
ttrand sei- tineur; De la ser -van - te du sei-ijneur
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.Te me suis reu - du a - mnu-reux; De la ser -van -te
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du sei - gneur Je me suis ren - du a - - mou-reux.
L'amant la prit par sa main blanche. Le cheval courut comme un traitrc, Sur son cheval la fit monter, Comme un traître dedans ces bois.
En lui disant: Tenez-vous bon, Quand ils furent au milieu du bois,
Piquez le cheval dex perrons, (sic) Le cheval arrêta le jias.
— Ah! deseeiuU'z, Jeanne, ma niic, Ah! descendez. Jeanne, mon cœur.
Voici le lieu où il faut mourir; Nous sommes loin de nos amis.
L'amant tira son épée blanche Dans son sein la lui planta; l^a lui planta si ra<denient Qu'il la retira toute en sang.
La bell' n'avait plus iiue troin frères Depuis trois jours qui la cherchaient.
— Berger, berger, n'as-tu point vu Un' jeune tille à marier V
— Allez le long de ces prairies, Allez le long de ces grands bois; Vous y trouv'rez son sang coulé Et son corps couvert de lauriers.
Chantée par M. Auguste Bouniuin, bûcheron, né en 1847, ,à Diesse.
B. Le Mari assassin
Je me suis rendu au service, Au service d'un grand seigneur; De la servante du monsieur Je m'en suis rendu amoureux.
Cette pauvre dame se jette à terre, Les mains jointes, les larmes aux yeux, — Ami, si je vous ai fait tort, Donnez-moi le coup de la mort.
Je me suis pensé à moi-même De ma femme aller faire mourir, D'aller faire mourir si loin Sans que personne en sache rien.
Je lui ai dit: Jeanne, ma mie, Jeanne, ma mie, levez-vous donc; Mettez le plus beau de vos habits Pour aller voir nos bons amis.
Cette pauvre dame ne pensait guère Ne pensait pas à cet accident.
Elle mit le plus beau de ses habits.
Pour aller voir leurs bons amis.
Oh! je l'ai prise par sa main blanche. Sur mon cheval je l'ai montée
— Jeanne, ma mie, tenez-vous bien.
Je vais piquer de réi)ernn.
Il en a piqué comme un traître Jusqu'au milieu de la forêt.
— Jeanne, ma mie, oh ! c'est ici Qne tes beaux jours doivent finir.
Que l'on fasse venir un [uétre Pour me confesser . . .
— Ta confession, c'est mon épée Et le bout, l'absolutiou.
Ce malheureux tira son sabre'), Dedans le cœur il le lui a plongé; Il l'a poussée si rudement (^)u'il l'a retirée toute en sang.
11 l'a piise par sa main blanche.
Dans la rivière il l'a jetée .'Vvec un sac rempli de plomb Pour la mieux faire aller au fond.
Cette jiauvre dame avait deux frères ii>ui nuit et j(mr la recherchant.
Et lui qui faisait l'ignorant ,\vec ses frères la recherchant;
Ils ont trouvé une bergère.
Une bergère de moutons.
— Bergère, n'as-tu pas vu passer Une jeune dame de quinze ans?
— Allez là-bas dans nos prairies, Allez là-haut dans nos forêts; Vous trouverez son sang caillé, Son pauvre corps qui est dans l'eau.
Vieilles chansons du XVIiIe siècle, ]>. 101 — 104.
') Il faudrait ici e/jee.
Allegretto