IV. Signes et abréviations
Dans les textes patois, les caractères italiques sont employés pour les mots ou les passages français qui s'y sont introduits. Sont aussi imprmiés en italique les mots altérés on défigurés.
Je mets entre parenthèses les mots à supprimer dans le corps d'un vers pour en rétablir la quantité prosodique.
Par contre je place entre crochets soit les mots qu'il convient d'ajouter à un texte pom* le comjalèter, soit la ti-aduction d'un mot patois ou l'explication d'un mot altéré, soit enfin l'indication d'une légère variante.
Quand je possède la mélodie d'une chanson, je note par une apostrophe les éhsions que doit subir le texte ^poux s'adapter à l'air. Ex.: Ma fill', je n' puis plus t' le cacher (8 syllabes). .Je n'ai pas indiqué d'élisions ])our les textes dont je ne connais pas la musique.
Le tiret sert à indiquer les liaisons. Ex.: J'ai commencé-t-à vous aimer.
A propos des liaisons, que la langue littéraire fait entendre dans le corps du vers, on observera qu'elles sont presque inconnues à la poésie populaire. On ne lii'a donc pas: Petit papOlon volage, tu ressemhles-à mon amant, mais: tu ressemhl' à mon amant.
Un trait vertical indique qu'il ne faut pas éUder l'e muet devant une voyelle, mais qu'on doit le prononcer et le compter pour une syllabe. Ex.: 0 ma fil/e, | allons toujom-s (8 syllabes). — Il fit bâtire | «ne tour, etc.
Un signe de liaison (— ) fera au contraire prononcer en une seule émission de voix (une syllabe), des voyelles qui devraient se prononcer séparément. Le cas est fréquent avec il y a (3 syll.) qui devient: il y a = 'lya (1 syll.), ou avec qui -f- voyelle. Ex.: Je pleur' mon anneau d'orf qui est (= /(i/ë) tombé dans la mer.
Des points ou une ligne de points indiquent un vers ou une strophe fragmentaires.
Quand Je renverrai à un volume des Archives suisses des Trudilions populaires, je me servirai de l'abréviation Arch.: la tomaison du volume sera indiquée \i?iX un chiffre romain.
Je désignerai spécialement mes Chants patois jurassiens, ))ubliés dans Arch. III à VIII, 1899 à 1903, par Ch. pat. jur.
Les auteurs français auxquels je renvoie le lecteur sont désignés par les abréviations suivantes:
• 1. Doncieux, Rom. pop. = Le Romancero populaire de la ; France, 1904.
: 2. Rolland, Ch. pop. = Recueil de chansons populaires, 1883 . à 1890, 6 vol.
■ 3. Tiersot, Hist. Ch. pop. = Histoire de la chanson populaire ! en France, 1889.
= 4. Id. Alp. frç. == Chansons populaires recueillies dans les ; Alpes françaises (Savoie et Dauphiné), 1903,
: 5. Servettaz. Sav. = Chants et Chansons de la Savoie. 1910. j 6. Ritz, Hte-Sav. = Les Chansons populaires de la Haulc- ; Savoie, 1910.
; 7. Tarbé, Rom. Champ. = Romancero de Champagne, 1863. ; 8. Beauquier, Ch. pop. Fche-Comté = Chansons populaires
recueillies en Franche-Comté.
9. Buchou, Fche-Comté = Chants populaires de la Franche- Comté, 1863.
.10. Puymaigre, P. Mes. = Chants populaires recueillis dans le
pays messin, 1881, 2 vol.
Comme je l'ai dit ci-dessus, nos archives conserveront à la disposition des amateurs la collection intégrale des chansons que j'ai récoltées, réparties par ordre alphabétique dans une quinzaine de classeui's. Pour faciliter les recherches ultérieures, j'en ai [établi un répertoire également alphabétique et j'ai organisé, d'après le système du Glossaire des patois de la Suisse romande, un index sur des fiches de coulem-s différentes, savoir:
Fribourg: fiches bleues: Genève: fiches jaunes: Jura bernois: ûehes vertes: Neuchâtel: fiches /;nme.s'.- Valais: fiches rouges: Vaud: fiches hlanches.
De cette façon, on voit au premier coup d'œil dans quel canton la chanson a été recueilhe; chaque fiche indique en outre le nom, le prénom et l'âge de la ou des personnes qui
m'ont chanté la mélodie, les variantes que jai notées de la dite chanson, et enfin, pour ce canton, la Mste des chansonniers à moi connus qui la contiennent.
Exemple; fiche verte (Jura bernois).
Il y a quinze ans que je sers ma patrie Sans espérer d'y avoir mon congé.