Uu jeun' sol - dat re -vient de guer - re, Hour-ra
') Ce refrain est le même que celui d'une chanson satirique contre le mariage : Si vous prenez une femme belle,
Coucou !
Métiez-vous toujours bien d'elle,
Coucou !
Car avec toute su beauté Elle pourrait vous faire chanter:
Coucou, coruard et coucou !
LiCH mots coucou et cocu sont souvent identiques dans les patois.
M^E+^=^ Pir c ^J
re, Hoiir - ra! Un pied chaus - se et l'an - tre nu; Pau-
Tre sol - dat, d'où re-viens-tu? Hourra, hourra, liour-ra!
— Oh! je reviens de la guerre, i
Hourra! } '''''^
Dam' l'hôtesse, av'-vous du vin blanc V
— Et vous, Monsieur, avez-vous d' l'argent ?
Hourra ! (fer)
— Pour de l'argent, je n'en ai guère
Hourra !
Je louerai mon pistolet Mes deux chevaux et mon manteau'),
Hourra !
Le jeun' soldat se mit à boire,
Hourra !
Se mit à boire et à chanter; Dam' l'hôtess' se mit à pleurer.
Hourra !
— Pourquoi pleurez-vous, dam' l'iiôtesse?
Hourra !
— Je pleur' la mort de mon mari;
Monsieur, vous ressemblez à lui [var.: Il y a sept ans qu'il est parti.] Hourra !
— Ah! qu'as-tu fait, méchante femme ?
Hourra !
T'ayant laissé que deux enfants, En voilà quatre maintenant!
Hourra!
— J'ai tant reçu de fausses lettres
Hourra !
Tu étais mort et enterré.
Et je me suis remarié'.
Hourra !
•) La rime exige: Je louerai mes deux chevaux, Mon pistolet et mon manteau.
— Puisque tu t'es remariée,
Hourra !
Adieu, ma femm', mes deux enfants, J' m'en vais rejoindr' mon régiment.
Hourra !
— On est ton mari, dame l'IiôtesseV
Hourra!
— n est à la cliass' du gibier I^ur en avoir pour son souper.
Honrra ! (ter)
Cliantée par M. Oscar Pasche, télégraphiste, de Servion, à Berne.
B. Un brave Soldat revenant de Guen-e (Même mélodie)
Un l)rav' soldat rev'nant de guerre
Hourra!
Bien équipé, bien arrangé.
Ne sachant ofi aller loger
Hourra! (teri
11 va loger chez dam' l'hôtesse Etc.
— Madame, avez-vous du vin blanc?
— Et toi, soldat, as-tu de l'argent?
Etc.
— Pour de l'argent, je n'en ai guère.
J'ai ma ceinture, mon chapeau.
Mon équipage, mon beau manteau.
Le beau soldat se mit à table.
On s'mit à boire et à chanter; Madam' l'hôtess' s' mit à pleurer.
— Qu'avez-vous donc, dame l'hôtesse?
— Dans le temps j'avais un mari; Monsieur, vous ressemblez à lui.
— yu"as-tu donc fait, méchante femme?
Je t'avais laissé deux enfants.
En voilà quatre maintenant.
— J'ai donc reçu de fausses lettres; Vous étie^ mort et enterré,
Et je me suis remarié'.
— Eu AU'magne il y a de graud's guerres,
Hourra !
De grandes guerr's, de grands tourmente. Adieu, ma femme et mes enfants!
Hourra! (tnr)
Chans. de Mlle Rosine Michot, Vaulion,