‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 97 sur 128 · Uu jeun' sol - dat re -vient de guer - re, Hour-ra · texte numérisé non relu

Uu jeun' sol - dat re -vient de guer - re, Hour-ra

') Ce refrain est le même que celui d'une chanson satirique contre le mariage : Si vous prenez une femme belle,

Coucou !

Métiez-vous toujours bien d'elle,

Coucou !

Car avec toute su beauté Elle pourrait vous faire chanter:

Coucou, coruard et coucou !

LiCH mots coucou et cocu sont souvent identiques dans les patois.

M^E+^=^ Pir c ^J

re, Hoiir - ra! Un pied chaus - se et l'an - tre nu; Pau-

Tre sol - dat, d'où re-viens-tu? Hourra, hourra, liour-ra!

— Oh! je reviens de la guerre, i

Hourra! } '''''^

Dam' l'hôtesse, av'-vous du vin blanc V

— Et vous, Monsieur, avez-vous d' l'argent ?

Hourra ! (fer)

— Pour de l'argent, je n'en ai guère

Hourra !

Je louerai mon pistolet Mes deux chevaux et mon manteau'),

Hourra !

Le jeun' soldat se mit à boire,

Hourra !

Se mit à boire et à chanter; Dam' l'hôtess' se mit à pleurer.

Hourra !

— Pourquoi pleurez-vous, dam' l'iiôtesse?

Hourra !

— Je pleur' la mort de mon mari;

Monsieur, vous ressemblez à lui [var.: Il y a sept ans qu'il est parti.] Hourra !

— Ah! qu'as-tu fait, méchante femme ?

Hourra !

T'ayant laissé que deux enfants, En voilà quatre maintenant!

Hourra!

— J'ai tant reçu de fausses lettres

Hourra !

Tu étais mort et enterré.

Et je me suis remarié'.

Hourra !

•) La rime exige: Je louerai mes deux chevaux, Mon pistolet et mon manteau.

— Puisque tu t'es remariée,

Hourra !

Adieu, ma femm', mes deux enfants, J' m'en vais rejoindr' mon régiment.

Hourra !

— On est ton mari, dame l'IiôtesseV

Hourra!

— n est à la cliass' du gibier I^ur en avoir pour son souper.

Honrra ! (ter)

Cliantée par M. Oscar Pasche, télégraphiste, de Servion, à Berne.

B. Un brave Soldat revenant de Guen-e (Même mélodie)

Un l)rav' soldat rev'nant de guerre

Hourra!

Bien équipé, bien arrangé.

Ne sachant ofi aller loger

Hourra! (teri

11 va loger chez dam' l'hôtesse Etc.

— Madame, avez-vous du vin blanc?

— Et toi, soldat, as-tu de l'argent?

Etc.

— Pour de l'argent, je n'en ai guère.

J'ai ma ceinture, mon chapeau.

Mon équipage, mon beau manteau.

Le beau soldat se mit à table.

On s'mit à boire et à chanter; Madam' l'hôtess' s' mit à pleurer.

— Qu'avez-vous donc, dame l'hôtesse?

— Dans le temps j'avais un mari; Monsieur, vous ressemblez à lui.

— yu"as-tu donc fait, méchante femme?

Je t'avais laissé deux enfants.

En voilà quatre maintenant.

— J'ai donc reçu de fausses lettres; Vous étie^ mort et enterré,

Et je me suis remarié'.

— Eu AU'magne il y a de graud's guerres,

Hourra !

De grandes guerr's, de grands tourmente. Adieu, ma femme et mes enfants!

Hourra! (tnr)

Chans. de Mlle Rosine Michot, Vaulion,

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