‹ Les chants de l'armée françaiseChapitre 13 sur 22 · CHANT DES CARABINIERS · texte numérisé non relu

CHANT DES CARABINIERS

Music|iie de Geoages KASTNEB.

Les premiers corps de carabiniers datent du diiseptieine siècle. Frappe des bons effets qu^on aTait obtenus dans l infanterie de la rreaUon des g/re. nadiers, Louis XIV roulut doter la cairalerie d une institution seniblabJe. Des l'année 1676, les quatre plus anciens gardes du corps de chaque eompa. gnie durent prendre la carabine. Ce nombre fut porte à quinze en 1677, et un peu plus tard, à diitept. En 1679, une ordonnance rojrale prescrivit la création de deux carabiniers dans cbaque compagnie de caTalerie. Ces hom. mes, choisis parmi les plus habiles tireurs, recevaient une solde supérieure à celle des autres cavaliers. £nrin,a 1 ouverture de la campagne de Flandre, en 1690,1e maréchal de Luxembourg forma une compognie délite avec les carabiniers de tous les regimens. La bravoure que le nouveau corps deplo. ^a a la bataille de Fleurus décida le gouvernement de Louis XIV à créer une compagnie de carabiniers dans chaque ruinent de cavalerie. Reunies en 1691 et 1692, ces compagnies se signalèrent par leur intrépidité. A la

Il suite de la bataille de Neovinde, journée mémorable pour les carabiniers, on forma cinq brigades avec les cent compagnies de cette arme qui existaient. Chaque brigade fut composée de quatre 'escadrons, chaque cscailron compta quatre compagnies de traite homme«. En 1694, Louis XlV passa la première rty\if> de ce corps près de Compiègne, et lui donna le nom de Régiment rayai des varabiniern, avec le N? 12' dans la cavalerie. Les guerres duXVlllSiècle oITrirenl à ce régiment de nombreuses o^-<asions de se signaler. NoUs nous bornerons à citer le siège de Lille en 1708,1a retraite du Quesnoy (1709), l'airaire de Cuaslalla (l734),le siège de Prague (1742), les batailles de Fontenoy et de Latvfeld (^1745 et 1747), enfin la journée de Crèvell (1758). En 1789, ce corps delilecomp. tait deux brigades de IJSOO honimes chacune. Anjourd hui il fonue deux regimens sur lesquels plan»*nt les souvenirs des grandes journées de leui pire, mêlés à ceux de NerAvinde et de Fontenov.

Allegru moderato

i. TIMOBS.

2Vtbiiobs.

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