CONCLUSIONS
Si l’on nous invitait à terminer ce travail par des conclusions applicables dans la pratique du chant ecclésiastique, nous les énoncerions comme il suit.
Il n’y aurait rien à changer dans la distribution des chants, leurs places étant depuis longtemps fixées par l’Église. Il ne s’agit que de leur exécution.
Nous proposerions :
1° D’adopter pour point de départ les manuscrits du xiii c siècle, notamment ceux qu’avait choisis la Commission de Reims et de Cambrai; sans toutefois exclure les meilleurs des chants non contenus dans ces manuscrits, mais conservés dans différents diocèses ;
2° De rétablir dans ces mélodies le rythme et la mesure, en prenant pour base l’accent tonique des mots latins et subsidiairement la quantité des syllabes ;
3° De conserver intégralement les airs des antiennes, vu leur simplicité mélodique et leur uniformité dans toutes les éditions ;
4° D’opérer sur les chants fleuris (ou du moins sur la plupart) un travail de réduction, qui en éliminerait les fioritures et ramènerait les mélodies à leur noblesse primitive. On scia aidé dans ce travail par les livres de chant ci-dessus indiqués. — Enfin, si l’on voulait maintenir les fioritures, on pourrait en confier l’exécution à l’orgue d’accompagnement; les voix ne chanteraient que la mélodie simple;
5° D’adopter la portée de cinq lignes, quatre valeurs de