‹ Les chants de l'enfanceChapitre 57 sur 88 · Paris et Pampeluue Observaient anxieux · texte numérisé non relu

Paris et Pampeluue Observaient anxieux

En regardant la lune,

Sa marche dans les (deux.

On s’attendait, en vilFfe,

A voir l’astre éclipsé;

Mais au hameau tranquille.

Nul ne l’aurait pensé.

Loin de tout vacarme, Ses bons habitants Vivaient sans alarme En leurs doux hi-hans.

Hi-han !

Pauvres gens!

Hi-han, hi-han, hi-han!

3. Leur frayeur fut extrême, Quand l’astre, dans la nuit, Voilant sa face blême, Subitement s’enfuit.

« Avez-vous vu la lune? »

Disaient-ils haletants.

Las! de réponse, aucune, Et les voilà tremblants!

Alors grand vacarme :

Les bons habitants, Versant mainte larme Criaient par les champs :

Hi-han !

Pauvres gens!

Hi-han, hi-han, hi-han!

4. Mais voici que Grégoire Déclare d’un ton net Qu’il vit en un seau boire Messire Jean Baudet Tout juste à la seconde Où l’astre se cachait;

Or, dans l’eau peu profonde, Dit-il, la lune était.

Soudain grand vacarme, Et chaque habitant, Saisissant une arme, Court sus au gourmand.

Hi-han !

Pauvre Jean!

Hi-han, hi-han, hi-han!

Leur fureur se concentre Sur cet âne fatal;

On le prend, on l’éventre :

« Rends-nous l’astre, animal !»

Il n’avait point la lune,

Et son cuir fut fendu :

On ne trouva pas l’une,

Et l’autre fut perdu.

Aussi quel vacarme Chez les habitants !

L’un verse une larme, L’autre crie aux champs :

Hi-han !

Pauvre Jean !

Hi-han, hi-han, hi-han!

Vous riez de l’histoire?..

Hélas! sous le soleil,

On trouve maint Grégoire Et maint drame pareil.

Pour bannir de la France Sottise et Cruauté,

Qui sont de l’Ignorance L’horrible parenté :

Fuyant tous vacarmes, Travaillez, enfants;

Sinon que de larmes, Quand vous serez grands! Hi-han !

Pauvres gens !

Hi-han, hi-han, hi-han!

Paroles de Georges Haurig'Ot.

Mam’zelle Calinote

mm

Allegretto

ï . ci pourvous je

Air populaire =fv '

no

te, Mes chers pe.tits a .

. mis Ca.ra.bi, De mam’zeli Ca . li . nu te Quel . queshauts faits clioi-

- fc—

ifpp#

Page 1