‹ Les chants de l'enfanceChapitre 74 sur 88 · LT Z · texte numérisé non relu

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. ges dorésj JLa.vi. o let . te dé.ploi.e Sa robe aux pans a. zu . rés

Voici la noble pensée ,

Avec ses trois écussons ;

Voici Yépine élancée

Qui blanchit sur les buissons.

La véronique étoilée,

Aux yeux bleus et languissants,

Et la pervenche étalée

Sur les gazons renaissants.

Le fraisier brode sur l’herbe Des festons de fleurs d’émail, Lui qu’on verra plus superbe Chargé de fruits de corail :

La gentille pâquerette S’égaye aux feux du matin,

Et comme une collerette Ouvre ses plis de satin.

Le thym, né sur la colline, Répand ses dons parfumés ;

Le narcisse qui s’incline Se mire aux ruisseaux aimés ; Le muguet sous les fougères Courbe son front assoupi,

Et le bluet des bergères Va grandir près de l’épi.

Dans les ombres taciturnes D’un sentier sombre et voûté, La mousse arbore ses urnes Sur un tapis velouté ;

Et la liane balance,

En embrassant le bosquet,

Ses feuilles en fer de lance Et ses coupes en bouquet.

Paroles de Gharies N ociier.

Le Coucher de la Poupée

Moderato

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li faut dormir, ma-demoisel. le! Voyons! de quoi vous plaignez

vous? Nétes-vous pas heureuse et bel.le.? E.tes-vous mal surmesge.

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noux? Hé.Ias! à l’heure ou je vousber.ee, : Plus d’un pauvre enfant souffre-

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gré - le reçoit une a - ver . se Et

Suivez An,dantino (Grazioso)

REFRAIN

teux.

De

rentre chez lui tout pi . teux.

^ Eh! do -do! Pompon.

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. net.te, Mignonne!. te, Eh! do. do! Do.di . net.te, Dodi.no!

Eh quoi! vous faites la méchante,

Et vous ne voulez pas dormir?

Fermez les yeux, puisque je chante, Ou les gendarmes vont venir !

Savez-vous bien, vilaine fille,

Qu’à cette heure où le jour pâlit,

Il est des enfants en guenille Qui pour dormir n’ont pas de lit!

Pourquoi crier à perdre haleine?

Avez- vous froid près du foyer?

N’avez-vous pas des bas de laine?

Qu’avez-vous besoin de crier?

A cette heure où je vous protège, Plus d’un pauvre orphelin, je crois, Grelotte pieds nus dans la neige,

Et pleure au travers de ses doigts !

Voyons, ne criez plus, pouponne, Vous ne devez pas avoir faim :

Vous savez bien que je vous donne De mes bonbons et de mon pain.

Songez qu’à cette heure, ma fille, Où vos cris viennent m’occuper,

Il est plus d’une humble famille Qui se couchera sans souper!

— Allons, faites votre prière, Fillette, il faut vous reposer :

C’est bien ! fermez votre paupière, Puisque je m’en vais la baiser.

Rappelez-vous, douleur amère, Lorsque vous pleurerez trop fort, Que sans un baiser de sa mère Plus d’un petit enfant s’endort!

Paroles de François Barrillot.

e 4 dMA FILLE

Andante Con ariima

Hier encore, en notre mai -son Ga-

- zouillait ta jeune chan - son, 0 ma Su -

- zet — te ! Et si fraîche montait ta

voix, Que nous t’appelions quelque- fois Notre fau - vet te.

Hier encore, dès le matin, S’égrenait le trille argentin De ton bon rire :

Ce charme-là, qui fut le tien, Poète ni musicien Ne peut le dire.

Hier encore, c’était chez nous Propos joyeux, baisers bien doux, Gaîté sans voile,

Lorsque sur l’ombre de nos jours Brillait ton regard de velours, Vivante étoile!

Hélas ! hélas ! en la maison Plus ne résonne la chanson De la fauvette ;

Les rires se sont envolés,

Et nous restons inconsolés,

O ma Suzette !

Hélas! hélas! tes jolis yeux Se sont fermés, et dans nos deux L’étoile est morte ;

Le Souvenir vêtu de deuil S’est pour toujours assis au seuil De notre porte.

Tu vécus, ô triste destin!

Le court espace d’un matin,

Comme une rose.

La mort cruelle, en sa fureur,

Te moissonna, ma jeune fleur,

A peine éclose.

Les chérubins, dans le ciel bleu T’appelaient auprès du bon Dieu, En leur phalange ;

Sept ans tu restas parmi nous,

Et puis le ciel bleu fut jaloux, Cher petit ange !

Mignonne, adieu ! tout passera, Et la mort nous réunira,

Quand viendra l’heure ;

En attendant je pense à toi,

Et Dieu qui prend pitié de moi Fait que je pleure !

Paroles de Mme Laurence Augé.

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