SANDOZ ET FISCHBACHER, EDITEURS
3j, RUE DE SEINE^ 53 U OCCC LXXVI
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I>EDICACE
France! Je songe à toi sur Us sommets antiques. Parmi les rocs muets et Us pierres celtiques Des Vosges, oà le vent tourmente le sapin, J'ivoque ici ton âme et je revois ta race; Car ces graves témoins qui restent quand tout passe Redisent tes combats sans nombre au seuil germain.
Que défais virent-Us dansées gorges profondes. Comme un Jleuve routant des armes dans ses ondes,
a LES CHANTS DE LA MONTAGNE.
Passer et repasser tes bataillons serrés !
Des héros inconnus sommeillent dans ces combes ; Dans ces plaines là^bas que de sang, que de tombes ^ Que de gloires aussi ^ de souvenirs sacrés !
Puissants sont tes élans et superbe est ta Jlamme, Au fort de tes malheurs tu trouvas dans ton âme Pour les peuples souffrants ce cri : fraternité! Et te voyant marcher dans ton jeune courage^ Aux plis de tes drapeaux soulevés par Vorage Souvent leurs yeux ont vu Jlotter la Liberté.
La Liberté! — ce fut ton rêve et ton génie.
Qu'elle soit donc ta force et qu'elle soit ta vie,
De toute liberté qui doit nous affranchir^ La liberté de F âme est la reine et la mère; Lève-toi donc et romps la chaîne séculaire Que les noirs oppresseurs redoublent sans rougir.
Ils veulent te guider; et pas un d^eux qui t'aime! Travaille j espère j apprends, reconnais-toi toi-même. Que l'air du vaste ciel touche ton libre front ^ Que ton cœur magnanime en tes fils se déploie^