MATIN DANS LES VOSGES
Demeurez calmes, immobiles, Frêles bouleaux entrelacés ; A travers vos berceaux tranquilles Brillent des vallons enchantés.
L*oiseau se tait, la feuille tremble, La brise retient ses frissons, Le chevreuil en frôlant le tremble Hésite au bord des frais gazons»
La rosée eiTe autour des cimes, Des cloches tintent du lointain ; Des bois feuillus, des bleus abîmes Montent les senteurs du matin.
Les monts trônent^ dôme sur dôme, Trempés de rayons éclatants.
Et sur ce vaste et vert royaume Voyage et vague le Printemps.
Si loin que verdit la verdure Et si loin que le ciel sourit, Tout est heureux dans la nature^ Le plus petit buisson fleurit !
Au seuil de cet Eden arrête , • Recueille en toi tout ce bonheur j L'hymne qui sort de Tâme en fête S'épanche sur le monde en fleur !