‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 114 sur 140 · LE DESIR INVISIBLE · texte numérisé non relu

LE DESIR INVISIBLE

Ton secret c'est le mien, tu palpites, je tremble.

Le cœur d'amour noyé, Nous gémissons tous deux, le désir fait ensemble

Nos faces rougeoyer.

Si tu parais languir, si je semble en détresse

Me pâmer mollement, Nous savons Tun et l'autre, ô ma chère maîtresse''

D'où nous vient ce tourment.

Mais qui donc est instruit de l'ardeur qui dévore

Nos esprits amoureux ?

Tu te tais. Je gémis. Puis je frissonne encore,

Retenant mes aveux !

0 la suavité de cette réticence

Et de ce sentiment î Nul ne sait ta pensée, et pourquoi l'ombre immense'

Est propice aux amants !

Page 1