‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 117 sur 140 · LE SOUVENIR · texte numérisé non relu

LE SOUVENIR

Que j'aimerais baiser ta belle bouche encore

Toi dont le souvenir Me tourmente à jamais et toujours me dévore

Et me force à gémir !

Comme il me serait doux d'entendre encor ta voix

Dont l'inflexion pure Perpétue et module une musique en moi.

Fine comme un murmure !

FUREL'R EROTIQUE

Hélas ! Tu peux gémir ! Tu le dois î Ah ! soupire

Si tu m'aimas jamais d'une ardeur sans raison !

Car je me suis soustrait à ton farouche empire,

Et tu vas me voir fuir par delà l'horizon !

Plains-toi de linfortune et trempe de tes larmes

Ton visage égaré par l'horreur de l'amour.

0 ma triste maîtresse as-tu connu mes charmes ?

Tu les regretteras jusqu'à ton dernier jour î

La nuit te surprendra en proie à l'épouvante.

Quand, lasse d'ébranler tout le ciel de tes cris,

Tu te mettras soudain, de terreur haletante,

Apoursuivre en hurlant mes pas dans l'ombre inscrits !

Auras-tu le bonheur de retrouver leur trace ?

Sauras-tu me rejoindre à travers les chemins ?

Prends garde qu'ici-bas ces signes ne s'effacent

Et que tes vains espoirs n'aient point de lendemain !...

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