LE SOUVENIR
Que j'aimerais baiser ta belle bouche encore
Toi dont le souvenir Me tourmente à jamais et toujours me dévore
Et me force à gémir !
Comme il me serait doux d'entendre encor ta voix
Dont l'inflexion pure Perpétue et module une musique en moi.
Fine comme un murmure !
FUREL'R EROTIQUE
Hélas ! Tu peux gémir ! Tu le dois î Ah ! soupire
Si tu m'aimas jamais d'une ardeur sans raison !
Car je me suis soustrait à ton farouche empire,
Et tu vas me voir fuir par delà l'horizon !
Plains-toi de linfortune et trempe de tes larmes
Ton visage égaré par l'horreur de l'amour.
0 ma triste maîtresse as-tu connu mes charmes ?
Tu les regretteras jusqu'à ton dernier jour î
La nuit te surprendra en proie à l'épouvante.
Quand, lasse d'ébranler tout le ciel de tes cris,
Tu te mettras soudain, de terreur haletante,
Apoursuivre en hurlant mes pas dans l'ombre inscrits !
Auras-tu le bonheur de retrouver leur trace ?
Sauras-tu me rejoindre à travers les chemins ?
Prends garde qu'ici-bas ces signes ne s'effacent
Et que tes vains espoirs n'aient point de lendemain !...