‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 116 sur 140 · ROMANCE PASSIONNEE · texte numérisé non relu

ROMANCE PASSIONNEE

Dis-moi, ma tendre amante, à quel moment du jour

Eprouves-tu pour moi le plus extrême amour ?

Est-ce quand, de mon cœur, de beaux soupirs je tire ?

Qujind je cède à tes vœux et plie à ton empire ?

Ou me préfères-tu lorsque je reste assis,

Près de toi l'air timide et l'esprit tout transi.

Plein d'une pâle ardeur dont je crains de répandr|

Les excès, les éclats et l'innocence tendre?

Ou plutôt se peut-il que je te plaise mieux,

Si, docile à l'amour qui me rend furieux.

Je me laisse envahir de son feu qui me hante,

Et soudain, dans mes bras je te presse, brûlante ?

Tout mon être est en proie à quelque volupté,

Je languis, je palpite et me sens transporté.

Je t'arrache ta robe et te jette en ta couche

Dans un emportement de passion farouche I

Là tu connais alors quel était mon désir,

Quelle est son éloquence, et quel est son plaisir.

Quand tarissant ton sang de mes ])aisers sauvages. Comme un soleil amer soudain je te ravage. Et t'enfle et te consume, et t'absorbe en entier Faisant trembler ton corps que je vois rougeoyer ! Est-ce ainsi que t'excite un amant qui t'adore ? Est-ce alors qu'il t'émeut ? Quand te plaît-il encore ?. . .

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