‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 127 sur 140 · MELANCOLIE · texte numérisé non relu

MELANCOLIE

Quoi ! ne pourrais-je point rejeter de mon cœur

La peine et F amertume ?

Grisé de mes pensées comme d'une liqueur

Je m'en vais par la brume.

J'aspire à dissiper ces arômes moroses,

Tout ce sel du chagrin Que le monde en mon cœur agglomère et compose

Comme une mer sans fin !

Sur le sol brille encor la blancheur d'une lune

Invisible ici-bas.

Ah ! le mal qui maccableest la charge commune,

Et qui donc n'en a pas !

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