VISION DE LA MORT
Sur une femme rencontrée.
La mort te ronge, hélas, ô pauvre être, elle est là, Déjà sous tes beaux traits que d'ombre elle voila J'ai découvert sa trace horrible à la pensée ! La mort te rend hagarde et te laisse épuisée. Tu ne ly pressens point, quoiqu'elle habite en toi . Mais à ta vue, hélas ! c'est elle que je vois ! Terrible, obscure, affreuse, elle te prend, te laisse, Se montre el disparaît, t'embrasse en sa caresse, Et te fuit, se rapproche et de nouveau s'en Ta, Se colle à ton sein nu, suit chacun de tes pas. Puis tout à coup se dresse en hurlant, hérissée. Et prête à te ravir à la terre effacée !...