‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 28 sur 140 · INSCRIPTION SUR LA FAUSSE SAGESSE · texte numérisé non relu

INSCRIPTION SUR LA FAUSSE SAGESSE

Je me lamente ô dieux ! j'ai mâché le laurier,

J'en hais l'odeur amère ; L'amour a fui mon cœur qui l'a vite oublié, Je suis seul, sans désir, tout en moi s'est broyé.

J'ai vaincu la chimère !

INSGRIPTIOiN SUR L'ÉTUDE DE LA NATURE

Si je puis dénombrer les étoiles qui tournent

Comme des meules d'or.

Avec un ronflement magnifique et sonore Dont le souffle emplit l'air, de la nuit à l'aurore,

Et ne s'éteint qu'au jour ;

Si je connais les lois balançant les marées,

Le flux et le reflux, Dont le choc glauque luit et se heurte à la nue. Et dont les masses d'eau parfois sont confondues

Dans des brumes sacrées ;

Si les pics pleins d'azur qu'ébranlent les tonnerres

INIe sont connus, ô dieux !

Si les vents qui sans cesse enveloppent les cieux De leurs vagues anneaux, faits d'ombres et de feux,

Pour moi, sont sans mystères.

C'est que je suis allé souvent dans la montagne

A l'heure où tout s'éteint.

Et c'est que j'ai porté, quelquefois, sur mon sein, Le ciel, le vaste azur et les nuages teints

Dont la nuit s'accompagne !

INSCRIPTION

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