‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 29 sur 140 · SUR LES MYSTÉRIEUSES BEAUTÉS · texte numérisé non relu

SUR LES MYSTÉRIEUSES BEAUTÉS

Il n'est pas vrai de dire en parlant de la pierre

Qu'elle n'abrite rien :

Tire du creux du roc la forme singulière

Que sa masse y retient !

N'affirme'point : cet homme en ses flancs ne renferme

Que sa stérilité, Mais nourris-le d'amour, développe le germe

Croissant de la beauté !

Le bloc qui paraît mort, il faut d'un œil avide Le percer constamment :

Tu verras quelle vie est dans la roche aride, Quel divin diamant !

fu verras quel esprit palpite sous Técorce

Du caillou, du gazon, De Iherbe et de la source et de l'être sans iorce

Qui passe comme un son !

Page 1