LA DEVOTION
Euterpe, ni Glio,ni la sainte Uranie, Dans la creuse vallée oùl'églantine éclot, Ne m'appelleront plus, car je les ai bannies, Et je reste insensible au feu de leur flambeau.
Sur ma lyre où chanta la terre au ciel unie,
Je n'invoquerai plus l'innocente Érato,
Je vous laisse à vos jeux, Terpsychore, Thalie,
Et vous dont les chansons tournaient sur le coteau !
On m'a vu solitaire, aux pieds de ma maîtresse,
J'ai bâti son autel dans la pierre éternelle,
Et les chants que j'écris me sont dictés par elle !
OMuse, en est-il une, enfin, qui me comprenne ? C'est Vénus que je nomme en répétant sans cesse Le doux nom bien aimé d'une déesse humaine.