‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 45 sur 140 · L'ATTENTE · texte numérisé non relu

L'ATTENTE

La lune a répandu ses feux sur le bassin, ^'herbe est noire et dans la futaie étincelante Les oiseaux, par instants, de rayons blancs sont teints, ^loi, j'erre et je t'attends dans la nuit qui me hante.

5i tu viens, Apollon te prendra par la main, [)e. gais torrents feront briller l'herbe éclatante, Dans l'ombre on entendra la voix du luth humain 5ue m'ont donné les dieux et qui toujours t'enchante.

A.h ! que longue est la nuit quand tarde une maîtresse ! Me laisseras-tu seul, toujours sous ces rameaux, roi que mon âme appelle et réclame sans cesse !

Le vent terrible a sur mon front jeté l'orage,

Et je rêve, et là-haut brillent ces bleus flambeaux

Dont la lueur verse la vie au lourd feuillage.

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