L'AMOUR VAINCU
Pour fuir enfin l'amour que je hais, qui me hante, Qui s'attache à mes pas, que je repousse en vain. Qui, collé à mon flanc, l'irrite et le tourmente, Et propage en mon être un douloureux venin.
Oui, pour me déUvrer de sa plainte incessante, De ses sanglants plaisirs, de ses effrois soudains, m De ses pleurs dont mon âme est partout haletante. De ses obsessions dont l'image m'étreint, «
Pour chasser de mon cœur jusqu'à son souvenir. Et le vaincre à jamais, cet amour invincible. Pour l'abattre et le perdre, et de moi le bannir.
Muse, il est un moyen, ô Muse au front charmant ! C'est de te célébrer avec ma voix terrible. Et de toi-même ainsi redevenir l'amant !