‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 55 sur 140 · LES NOCES DE LA TERRE ET DU SOLEIL · texte numérisé non relu

LES NOCES DE LA TERRE ET DU SOLEIL

Plus tard, empli soudain de lardeur qui le hante. Le soleil de l'été exale un lourd désir. Et, porté vers la terre, en sa force haletante. Il blanchit l'air poli sans pouvoir le tarir.

Et l'astre, à son contact éclate, et de soupirs Tout se fend, monts, rochers, arbres, sables et plante Sourdement, dans l'azur, on te voit resplendir, 0 Terre qui te tords ainsi qu'une bacchante î

Elle s'enfle et s'empourpre, ardente et monotone,

Quand par l'espace d'or et de chaleur chargé

Les globes en dansant font trembler l'air qui tonne :

Car c'est fête ! Et l'amour fait fuir tous les désastres ! Puis, parmi l'âpre éther alors est échangé, Le baiser monstrueux qui féconde les astres !

LWOCATIOXS AMICALES

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