LE PASSE
\ tous mes souvenirs se mêle une amertume, Hélas ! lorsque je pense aux jours qui ne sont plus, Aux héros qu'autrefois naïvement nous fûmes, Qu'alors il nous plut cVètre et qui se sont perdus î
0 temps dont il ne reste aujourd'hui qu'une écume î Epoque disparue I Ah ! que sont devenus Nos rêves blanchissants dans léther qui s'allume. Et tous les fiers désirs de nos cœurs ingénus î
0 temps ! âge d'amour î ô jeunesse ! ô génie ! Sous l'azur ténébreux la chimère a pleuré. Et l'air résonne encor de sa plainte infinie.
Et succombant de la douleur du ciel désert, Quand pâles nous marchons lun de l'autre écartés, ^uel cri d'horreur parfois sort de nos flancs ouverts !