‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 57 sur 140 · LE MUSICIEN · texte numérisé non relu

LE MUSICIEN

A A. de Rosa.

Ton àme et tes désirs, tes jours, le temps qui passe, Ta raison sainte, ami, puis tes pensers secrets, Tout ce qui sort de toi dans l'air pur apparaît Et ta vie à jamais se prolonge en extase !

Car tu le sais, ami, si la terre est si basse.

Et si la destinée ici n'a point d'attraits

Il n'est rien cependant que l'amour n'ait sacré,

Et le triste univers chante à travers l'espace ! ■

Ces flots, ces monts, ces bois, ce ciel, tu les complète Ami, tu les a vus vivre en leur rythme obscur : Tout palpite et frémit dans des beautés parfaites !

Car peux-tu l'ignorer que les choses diverses Flottent dans la musique ainsi que dans l'azur. Toi qui prêtes l'oreille à ces sons qui nous bercent !

LE MYSTÈRE DES CHOSES [lt\

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