‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 59 sur 140 · LE PARERE DE L'EXILE · texte numérisé non relu

LE PARERE DE L'EXILE

Dans ta poitrine antique un héros est couché. Et la sagesse sort de tes tempes puissantes. J'ai fait pour toi jaiUir le flot hors du rocher Et je t'ai désigné les étoiles naissantes.

Sur le rivage obscur, hélas ! tu te lamentes, Cherchant ton peuple, ô toi que les dieux ont touché. Tu regardes s'enfuir les ondes écumantes, Et le monde s'écoule en son éternité.

Mais tu le sais, ô toi que j'aime, ô mon ami, Tu n'es pas seul ici nostalgique et proscrit. Le même exil a lait nos deux âmes jumelles !

Ton cœur en moi tressaille et le mien brûle en toi.

Nous cédons l'un et l'autre à de pareilles lois

Et nous nous pénétrons comme deux eaux se mêlent f

LE MYSTÈRE DES CHOSES i'I'

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