LA MAISON
A MicJtel Abadie.
Ta maison tremble au vent sous la lumière blanche. Une molle harmonie est inscrite en ses pans. Elle demeure calme et la nuée épanche En vain ses flots de pluie et son éclair qui pend.
Sur la muraille lisse un pampre est en suspens. Le soleil tour à tour fait scintiller la branche Qui, verdàtre, altérée et pâle se répand Parmi les floraisons de l'aube en avalanche.
Les courbes de la pierre ont des rythmes d'amour
Et leur inflexion exhale des musiques
Dont l'écho se propage en cercles dans le jour.
Et c'est environné de ces voix prophétiques
Que tu vis là, jeune homme, écoutant tous ces mots
Pêle-mêle sortir des sauvas-es rameaux !