‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 60 sur 140 · LA MAISON · texte numérisé non relu

LA MAISON

A MicJtel Abadie.

Ta maison tremble au vent sous la lumière blanche. Une molle harmonie est inscrite en ses pans. Elle demeure calme et la nuée épanche En vain ses flots de pluie et son éclair qui pend.

Sur la muraille lisse un pampre est en suspens. Le soleil tour à tour fait scintiller la branche Qui, verdàtre, altérée et pâle se répand Parmi les floraisons de l'aube en avalanche.

Les courbes de la pierre ont des rythmes d'amour

Et leur inflexion exhale des musiques

Dont l'écho se propage en cercles dans le jour.

Et c'est environné de ces voix prophétiques

Que tu vis là, jeune homme, écoutant tous ces mots

Pêle-mêle sortir des sauvas-es rameaux !

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