‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 82 sur 140 · LA FUREUR AMOUREUSE · texte numérisé non relu

LA FUREUR AMOUREUSE

Xe te parfume pas, laisse la noire acanthe, Xe te couronne point de pampre ou de laurier, Car tu n'as pas besoin d'imiter la bacchante Dont les bonds font trembler la route et le hallier !

L'ivresse de la vie est en toi qui te hante. Ton corps luit de désir en sa nubilité. L'amour qui te ravage et te rend haletante D'une envie impudique envahit ta beauté.

En proie à la fureur qui rugit dans les flancs De l'amante éternelle en son lit solitaire, Tu déchires ta peau de tes ongles sanglants !

Tu te tords de douleur et tu ris tour à tour, Puis, patelante, nue, et telle une panthère, Tu fais tout retentir d"un monstrueux amour !

Page 1