‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 85 sur 140 · LA CRÉATION TRAGIQUE · texte numérisé non relu

LA CRÉATION TRAGIQUE

Toi, héros sur lequel pendaient les sphères d'or. Tu mas débarrassé de ma mélancolie.

Et je tai vu partir pour des pays de mort, De tempête, de nuit, divresse et de folie 1

Nul ne saura jamais, ô héros, quel effort

Jai fait pour enfanter tes beaux flancs pleins de vie

Et si je t"ai donné ma fortune et mon sort.

Nul ne saura jamais quelle chaîne nous lie î

Tu vivras de la vie, hélas ! que je reiuse,

Sentant trop le fardeau de la fatalité.

Ma tristesse en ton âme à tout jamais infuse !

Je n'écraserai point des mondes dans la nuit. Et je ne verrai point devant moi se heurter Les cercles du soleil pleins d'un farouche In-uit !

L'HOMME PAMQL'E

A Hugues Destrem.

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